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LES DÉFAILLANCES DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL

LES DÉFAILLANCES DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL
À quelques jours de la rentrée académique 2025-2026, le syndicat national des enseignants techniques et professionnels (Synetecpro) est monté au créneau pour pointer les difficultés qui minent leur secteur éducatif depuis des décennies.

Insuffisance des infrastructures, nominations en berne depuis trois ans, cumul de fonctions, non respect des instructions de la tutelle, 5 promotions de l’Enset sans affectations, des enseignants en stage sans suivi, absence de transparence, déficit d’enseignants spécialisés, des nominations copin coquin, tels sont  les maux qui minent l’enseignement technique et professionnel.


Ce diagnostic posé par le syndicat national des enseignants techniques et professionnels (Synetecpro) a été rendu public ce 28 août, à l’attention des autorités et de tous les acteuts de ce secteur éducatif.


« Il est vrai que nous faisons noblement notre travail, mais nous ne devons plus le tolérer, en ce début d’année scolaire 2025-2026, à l’ère de la 5e République », a déclaré le secrétaire général du syndicat, Ghislain Nguema Mvé.


Sureffectif


Alors que les nouvelles autorités ont mis un point d’honneur dans la rénovation et la construction de plusieurs nouveaux établissements scolaires, ces acteurs de l’éducation dénoncent un traitement deux poids, deux mesures entre l’enseignement général et l’enseignement technique.


« Le dernier lycée technique construit au Gabon remonte à 15 ans. Les rares établissements s’étendent aussi à l’enseignement général, sous prétexte de polyvalence. Depuis que nous tirons la sonnette d’alarme sur la situation de ces lycées, les autorités compétentes sont restées muettes et sourdes », a-t-il appuyé.


La pilule est de plus en plus difficile à avaler, alors de nombreux élèves sortant du primaire sont orientés dans des établissements techniques et professionnels, déjà en sureffectif.


C’est donc d’un ton ferme qu’il a invité ses collègues à ne plus accepter les éffectifs de 60 élèves. « Une fois atteint le quota d’élèves prévu par la réglementation, nous enverrons le reste  à l’Education nationale et dans les différentes zones académiques pour réclamer les salles de classe », a lancé le Secrétaire général.


Pragmatisme


Aussi, pour le maintien d’un climat serein, au cours de l’année scolaire 2025-2026, le Synetecpro a décidé de s’en référer directement au président de la République pour une sortie définitive de cette situation délétère.


« Monsieur le président de la République, vous êtes un militaire et nous sommes des techniciens, nous sommes tous pragmatiques », a assuré Ghislain Nguema Mvé.


L’amélioration de leur condition de travail, passe notamment par la construction et l’équipement complet de nouveaux établissements, l’ouverture de nouvelles filières, la formation des enseignants spécialisés, l’octroie de postes budgétaires et régularisation des situations administratives, le paiement des rappels solde, la prime d’éloignement, le paiement des vacations au mois de septembre 2025. 

Par Estelle Diane AMVANE

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