RIZ MADE IN GABON PROGRAMME SUD-CORÉEN
Une ambition nationale : vers l’autosuffisance en riz
Cette ambition s’inscrit dans une vision globale de développement agricole portée au plus haut niveau de l’État, où la production locale est désormais considérée comme un levier essentiel de stabilité économique et sociale.
Une coopération structurée depuis plusieurs années
Le Gabon, pays d’Afrique centrale, est en train de transformer son secteur agricole grâce à un partenariat fructueux avec la Corée. la collaboration a été tissée par le PNSAV-PS en 2019.
PNSAV-PS signifie Programme National de Sélection et d'Amélioration Variétale - Production de Semences. Il s'agit d'un programme de recherche agronomique gabonais dont l'objectif principal est de développer des semences locales et de qualité, adaptées aux conditions climatiques et aux sols du pays.
Cette coopération s’est renforcée à travers des programmes techniques et scientifiques visant à améliorer les rendements agricoles et à structurer durablement la filière rizicole nationale.
Des résultats concrets sur le terrain
En effet, le pays bénéficie actuellement de la deuxième phase de l’Initiative de coopération entre la Corée et l’Afrique pour l’alimentation et l’agriculture (KAFACI). Ce programme ambitieux a déjà donné des résultats prometteurs avec l’homologation de trois nouvelles variétés de riz à haut rendement : Cheyi, Mboma et Moukafaci-1.
Ces nouvelles semences affichent des rendements impressionnants, atteignant jusqu’à 8 tonnes par hectare, contribuant ainsi à une augmentation significative de la production nationale. Pour les experts du secteur, il s’agit d’une avancée majeure dans un pays où la dépendance aux importations de riz reste encore très élevée.
Structuration des coopératives agricoles
Le choix des coopératives agricoles a été rendu possible grâce à la bonne collaboration entre le ministère de la recherche scientifique et le ministère de l'agriculture.
Cette organisation permet de mieux encadrer les producteurs, de faciliter l’accès aux semences améliorées et d’assurer un suivi technique plus efficace sur le terrain. Les 60 coopératives identifiées constituent désormais la colonne vertébrale de ce programme national de production rizicole.
Une dépendance coûteuse aux importations
La production locale de riz représente un enjeu économique majeur. Le Gabon importe encore chaque année plus de 95 000 tonnes de riz, pour une dépense estimée à environ 41 milliards de FCFA. Cette dépendance pèse lourdement sur la balance commerciale et expose le pays aux fluctuations des marchés internationaux.
Face à cette situation, les autorités ont placé la réduction des importations au cœur de leurs priorités agricoles.
Une vision politique tournée vers l’autosuffisance
Cette démarche s’inscrit également dans la vision des nouvelles autorités gabonaises, notamment celle du chef de l'État Brice Clotaire Oligui Nguema, qui prônent l’autosuffisance alimentaire.
Sur le terrain, les agriculteurs impliqués dans le programme bénéficient d’un accompagnement technique et d’un encadrement renforcé afin d’améliorer les rendements et structurer durablement la filière.
Une dynamique scientifique et agricole renforcée
Il s'agit d'un programme de recherche agronomique gabonais dont l'objectif principal est de développer des semences locales et de qualité, adaptées aux conditions climatiques et aux sols du pays. Rôle et Actions Clés : sécurisation alimentaire, création de variétés adaptées et soutien à la filière semencière.
L’objectif est également de réduire la forte dépendance du Gabon vis-à-vis des importations alimentaires, tout en promouvant des variétés locales performantes.
Une production appelée à transformer l’avenir agricole
La production locale de riz. Le programme sud-coréen mobilise 1 100 agriculteurs à travers le pays.
Cette initiative marque une étape importante dans la modernisation de l’agriculture gabonaise. Si les résultats se confirment, le pays pourrait progressivement réduire ses importations et renforcer sa souveraineté alimentaire.
Entre innovation scientifique, coopération internationale et mobilisation des producteurs, le Gabon semble engagé sur une trajectoire nouvelle où le riz pourrait devenir un symbole fort de résilience agricole et de transformation économique.
“Il est incompréhensible qu'on refuse de de soutenir un projet sur le riz qui est l'aliment le plus consommé des gabonais préférant son importation. Le ministère de l'Agriculture doit nous soutenir ''
a déclaré Dr Yonnelle Déa Moukoumbi responsable du programme national de sélection et d'amélioration variétale et production de semences (PNSAV-PS).
Au Gabon, les chiffres du riz révèlent une dépendance totale :Consommation : Environ 90 000 tonnes par an, soit plus de 44 kg par habitant. Production : Estimée à seulement 5 000 tonnes. La riziculture locale demeure marginale et insuffisante. Exportations : 0 tonne. Le pays n'exporte aucun riz. Il concentre ses ventes sur le pétrole et le bois. Pour combler ce déficit, l'État importe plus de 95 000 tonnes chaque année, dépensant environ 41 milliards de FCFA.