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NAISSANCE DE CIM-SAHEL

NAISSANCE DE CIM-SAHEL
Burkina Faso : création de CIM-SAHEL pour réguler le marché du ciment.

Le gouvernement burkinabè franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de soutien au développement des infrastructures. Réuni en Conseil des ministres, l'exécutif a adopté deux décrets portant sur la création de CIM-SAHEL, une société d'économie mixte à participation majoritaire de l'État, ainsi que sur l'adoption de ses statuts particuliers. L'annonce a été faite par le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Serge Gnaniodem Poda.


Cette nouvelle société est appelée à jouer un rôle déterminant dans la régulation du marché du ciment, un produit devenu stratégique dans un contexte marqué par la multiplication des chantiers de construction à travers le pays.


Répondre à une demande en forte croissance


Selon Serge Gnaniodem Poda, le Burkina Faso connaît actuellement une dynamique de développement exceptionnelle, portée par de nombreux investissements publics et privés.


« Comme vous le savez, le Burkina Faso connaît un boom de développement à un rythme accéléré, jamais égalé dans l'espace et dans le temps. Les chantiers sont en cours dans tous les secteurs »


a déclaré le ministre.


Cette accélération des investissements entraîne une hausse constante de la demande en ciment, indispensable à la réalisation des infrastructures routières, scolaires, sanitaires, administratives et industrielles. Le ministre souligne que le secteur burkinabè de la cimenterie comprend une dizaine d'unités de production, majoritairement contrôlées par des opérateurs privés.


Ces usines disposent d'une capacité annuelle d'environ 7 millions de tonnes, alors que la consommation nationale représente près de la moitié de ce volume.


Une pénurie malgré une production suffisante


Pour le ministre, cette situation met en évidence un véritable dysfonctionnement du marché.


« Malgré cette capacité de production nationale qui couvre les besoins du pays, ce produit est caractérisé sur le terrain par des pénuries et, lorsqu'il est disponible, les prix sont fixés à des niveaux exagérément élevés »


a expliqué Serge Gnaniodem Poda.


Face à ce constat, le gouvernement estime nécessaire de renforcer la régulation du secteur afin de garantir un approvisionnement régulier des populations et de lutter contre les pratiques spéculatives.


Une société à majorité publique


La création de CIM-SAHEL répond précisément à cette ambition. La nouvelle société disposera d'un capital social de 5 milliards de francs CFA, détenu à 60 % par l'État et à 40 % par des acteurs du secteur privé.


« Face à cette situation qui dénote un besoin profond de régulation et d'intervention d'un acteur public, le Conseil des ministres a décidé de créer une société à capitaux publics dénommée CIM-SAHEL »


a indiqué le ministre.


L'adoption des deux décrets permettra désormais d'engager les différentes étapes de l'opérationnalisation de cette société, qui contribuera à accroître l'offre nationale de ciment et à mieux répondre aux besoins du marché.


Une mise en œuvre rapide


Le gouvernement entend accélérer la concrétisation de ce projet. Selon Serge Gnaniodem Poda, le chef de l'État a donné des instructions afin que la société soit rapidement mise en place.


« Le chef de l'État a donné des instructions pour que nous procédions très rapidement à la mise en place et à l'opérationnalisation de cette société afin qu'elle contribue à rendre le ciment disponible en quantité suffisante et à des coûts raisonnables »


a affirmé le ministre.


À moyen terme, les autorités burkinabè attendent de CIM-SAHEL une augmentation des volumes de ciment disponibles, une meilleure maîtrise des prix et un soutien accru à la réalisation des infrastructures publiques comme privées. À travers cette initiative, le gouvernement entend faire du ciment un véritable levier du développement économique et accompagner durablement la transformation du Burkina Faso.

Par Pamphil

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