tvplusafrique

International

CHANGER DE CAP

CHANGER DE CAP
UNESCO : chute de l'aide internationale, l'éducation mondiale en grand danger.

Réunis récemment à Paris à l'occasion du Sommet sur la transformation de l'éducation +4 (TES+4), des chefs d'État, des ministres, des responsables d'organisations internationales et des représentants de la société civile ont examiné les solutions permettant de combler le déficit de financement qui compromet l'atteinte de l'Objectif de développement durable 4 (ODD 4), consacré à une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous d'ici à 2030.


Une baisse continue de l'aide internationale à l'éducation


Les dernières analyses de l'UNESCO révèlent une baisse continue de l'aide internationale consacrée à l'éducation. Après un recul de 8 % en 2024, cette aide pourrait diminuer de près de 30 % entre 2023 et 2027. L'aide destinée à l'éducation de base, du préscolaire au premier cycle du secondaire, a déjà chuté de 15 % en un an.


Pour l'UNESCO, cette évolution est préoccupante. L'éducation demeure l'un des investissements les plus déterminants pour le développement économique et social d'un pays. Pourtant, elle perd progressivement sa place parmi les priorités du financement international.


Les pays les plus vulnérables durement touchés


Les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure sont les plus affectés. Depuis 2023, ils ont perdu plus de 20 % de l'aide qui leur était destinée. Dans certains États, notamment l'Afghanistan, le Liberia, le Mali et le Niger, la baisse dépasse 40 %. Aujourd'hui, l'éducation ne représente plus que 7,5 % de l'aide publique au développement, soit son niveau le plus bas depuis deux décennies.


Le poids de la dette freine les investissements éducatifs


L'UNESCO attire également l'attention sur le poids de la dette. Selon une nouvelle série de publications de l'organisation, 113 pays, où vivent 6,1 milliards de personnes, consacrent davantage de ressources au remboursement de leur dette qu'au financement de leur système éducatif. Dans les pays les plus pauvres, les dépenses liées à la dette sont quatre fois supérieures aux investissements dans l'éducation. Dans 18 pays fortement endettés, cet écart dépasse même un facteur de cinq.


L'UNESCO appelle à un changement de priorités


Face à cette situation, l'UNESCO appelle les gouvernements et les partenaires internationaux à revoir leurs priorités. L'organisation estime que la réduction des budgets consacrés à l'éducation compromet les perspectives de croissance, de stabilité et de développement à long terme.


Un appel à agir avant l'échéance de 2030


Présente au sommet, la vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina Mohammed, a rappelé l'urgence de la situation. À cinq ans de l'échéance fixée pour atteindre l'ODD 4, elle a souligné que les décisions prises aujourd'hui seront déterminantes pour garantir à chaque enfant et à chaque jeune une éducation inclusive, équitable et de qualité d'ici à 2030.


 


 


 

Par Pamphil

Top Articles