AU GABON, L’INTERDICTION DU POULET IMPORTÉ PROVOQUE UNE RÉACTION DES ÉTATS-UNIS
Washington a officiellement interpellé Libreville sur cette mesure au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), selon le communiqué du Conseil des ministres du 18 septembre 2026.
Face à cette réaction américaine, le gouvernement gabonais entend éviter que le désaccord ne débouche sur un contentieux commercial. Les autorités annoncent la préparation d’une stratégie reposant à la fois sur les exceptions prévues par les accords de l’OMC et sur la négociation diplomatique avec les partenaires du Gabon.
L’interdiction programmée s’inscrit dans la politique de souveraineté alimentaire du pays. L’objectif est de réduire la dépendance aux importations et de favoriser l’émergence d’une filière avicole nationale capable de répondre progressivement aux besoins du marché gabonais.
Mais l’interpellation américaine place désormais Libreville devant un double défi : développer et protéger sa production locale tout en respectant ses engagements commerciaux internationaux.
Le dossier intervient également dans un contexte délicat avec l’OMC. Le gouvernement révèle que le Gabon cumule 228 997 francs suisses d’arriérés de contributions, soit environ 164 millions de FCFA. Cette situation entraîne des restrictions d’accès de la Mission permanente gabonaise à certains documents et informations de l’organisation.
À quelques mois de l’entrée en vigueur de l’interdiction, une autre question devient centrale, la production gabonaise pourra-t-elle suffisamment augmenter pour remplacer les volumes aujourd’hui importés sans provoquer de pénurie ou de hausse importante des prix ?