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CASH : UNE COMMUNICATION DE PROXIMITÉ POUR UN PRÉSIDENT DE PROXIMITÉ, ET LE PEUPLE VALIDE

CASH : UNE COMMUNICATION DE PROXIMITÉ POUR UN PRÉSIDENT DE PROXIMITÉ, ET LE PEUPLE VALIDE
l filme au smartphone, interpelle le chef de l'État sans le cérémonial des interviews traditionnelles et diffuse des séquences où la spontanéité prend souvent le dessus sur la mise en scène.

Depuis plusieurs mois, le format incarné par " Cash " s'est installé dans l'environnement médiatique du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Une présence qui bouscule les habitudes, mais qui traduit surtout l'apparition d'un nouveau registre dans la communication présidentielle gabonaise. Le principe est simple : montrer ce que les dispositifs institutionnels montrent peu. Une réaction à chaud sur un chantier, quelques mots entre deux séquences officielles, une conversation improvisée ou une réponse obtenue au détour d'un déplacement.


Cette approche ne se substitue pourtant pas à la communication institutionnelle de la Présidence. Celle-ci conserve ses missions et ses codes, discours officiels, communiqués, images protocolaires, prises de parole préparées et couverture des activités du chef de l'État.


Cash intervient en complément


Et c'est précisément cette distinction qui permet de comprendre le phénomène. Le Président officiel et le Président dans l'instant Là où les services institutionnels produisent la parole officielle du chef de l'État, Cash cherche la parole immédiate. Son téléphone devient une caméra embarquée au cœur des déplacements présidentiels. Le résultat est nécessairement différent.


Le cadre est moins solennel, les échanges plus courts, le langage plus accessible. Le spectateur n'a plus seulement l'impression d'assister à un événement présidentiel, il entre momentanément dans ses coulisses. Cette méthode s'inscrit également dans une transformation plus générale de la consommation de l'information politique. Les réseaux sociaux ont imposé l'instantanéité, les formats verticaux, les séquences courtes et une relation beaucoup plus directe entre personnalités publiques et citoyens. Au Gabon, Cash transpose ces codes au sommet de l'État.


Une proximité cohérente avec l'image présidentielle


Cette communication trouve aussi sa place dans la manière dont Brice Clotaire Oligui Nguema expose publiquement l'exercice du pouvoir, déplacements, visites de chantiers et contacts réguliers avec les populations font partie des séquences largement diffusées autour de son activité présidentielle. Dans cet environnement, une communication exclusivement protocolaire créerait presque un paradoxe, présenter un Président qui revendique le terrain avec les seuls outils traditionnels de la distance institutionnelle.


Cash occupe cet espace.


Il ne retire rien à la solennité d'un discours à la Nation ou d'une cérémonie officielle. Il apporte simplement autre chose, la possibilité d'entendre le Président avant que l'instant ne soit transformé en communiqué.


C'est probablement là que réside la principale force du format.


L'une représente l'État. L'autre donne accès à l'instant


Et le public semble avoir compris cette différence. Les séquences de Cash circulent largement sur les plateformes numériques et génèrent régulièrement commentaires, reprises et discussions. Cette activité en ligne ne permet évidemment pas de mesurer à elle seule l'opinion de l'ensemble de la population gabonaise, mais elle révèle l'existence d'un public réceptif à ce format. Le phénomène Cash raconte ainsi quelque chose de plus large que la présence d'un homme avec un smartphone dans les déplacements présidentiels.


Il montre une communication politique qui expérimente désormais plusieurs niveaux de langage, le protocole lorsque l'institution doit parler, la proximité lorsque le terrain doit être raconté. Et entre les deux, Cash s'est progressivement installé comme celui qui cherche à capter le Président tel qu'il est rarement montré : à chaud.

Par Rédaction TV+ AFRIQUE

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