LIBREVILLE INSALUBRE
Quand la rue devient une poubelle Le constat est difficile à ignorer. Certains espaces publics continuent d’être transformés en dépotoirs, malgré les campagnes de sensibilisation. Jeter ses déchets au bord de la route, abandonner des sacs d’ordures dans des endroits non prévus à cet effet ou occuper durablement l’espace public n’est pas sans conséquence. Ces comportements contribuent à dégrader le cadre de vie et compliquent les efforts engagés pour rendre la capitale plus propre. Au Carrefour STFO, l’IGM veut donc envoyer un message manifeste. La tolérance ne doit pas devenir une invitation à continuer. La mairie sort le bâton Après les avertissements, place désormais à une nouvelle étape. L’Hôtel de Ville annonce l’entrée prochaine dans une phase répressive contre les personnes en infraction. Cette fermeté intervient alors que les collectivités locales disposent d’un délai de trois mois pour intensifier la lutte contre l’insalubrité à Libreville, Akanda, Owendo et Ntoum, à la suite de l’ultimatum annoncé par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. La propreté, l’affaire de tous Mais une ville propre ne peut pas reposer uniquement sur les agents municipaux. Tant que certains continueront à jeter leurs déchets n’importe où, les opérations de nettoyage risquent de tourner en boucle. Le message de l’IGM est désormais limpide. Libreville n’est pas une décharge à ciel ouvert. Une interrogation brûle les lèvres. Les sanctions annoncées suffiront-elles à faire évoluer les comportements ? Car à chaque dépôt sauvage, il y a aussi une responsabilité individuelle.