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FINANCES ET MANGROVES

FINANCES ET MANGROVES
Les députés gabonais approuvent le budget 2025 et l'environnement.








Réunis en séance plénière hier lundi 19 octobre 2026, au Palais Léon-Mba, les députés ont approuvé à l’unanimité deux projets de loi portant respectivement sur le règlement du budget de l’État pour l’exercice 2025 et la ratification de l’accord instituant le Centre international des mangroves.



Présidée par Michel Régis Onanga M. Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, cette séance a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont Mays Lloyd Mouissi, ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, représentant son collègue chargé de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko, empêché. Le nouveau ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, Aimé Martial Massamba, était également présent.



Ces deux votes traduisent la volonté des représentants du peuple de conjuguer contrôle des finances publiques et engagement en faveur de la préservation de l’environnement.



Budget 2025, renforcer la rigueur dans la gestion publique



Premier texte examiné, le projet de loi de règlement du budget de l’État pour l’exercice 2025 constitue un dossier important pour la XIVe Législature. Il s’agit du premier exercice budgétaire de cette législature soumis à l’appréciation des députés dans ce cadre.



Présenté sur la base des travaux de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique, dont le rapport a été exposé par le député Cyriaque Moukoundzi, ce texte permet d’évaluer les conditions d’exécution du budget. Il confronte les prévisions initialement autorisées par le Parlement aux résultats effectivement enregistrés, tant en matière de recettes que de dépenses.



Au-delà de cette vérification, les parlementaires ont formulé plusieurs recommandations destinées à améliorer la gouvernance financière. Ils préconisent notamment le respect des dispositions de la LOLFEB concernant les quatre catégories de comptabilité : générale, budgétaire, analytique et matière.



L’amélioration du recouvrement des recettes publiques figure également parmi les priorités identifiées. À cela s’ajoute la nécessité de réexaminer globalement la trajectoire de la dette publique, dans un contexte où la maîtrise des finances de l’État demeure un enjeu central.



L’adoption de ce texte s’inscrit ainsi dans la mission de contrôle parlementaire de l’exécution budgétaire et de responsabilisation des gestionnaires publics.



Centre international des mangroves, un engagement environnemental affirmé



Le second projet de loi portait sur l’autorisation de ratifier l’accord relatif à la création du Centre international des mangroves. Son examen a été conduit par la Commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Défense nationale et de l’Intégration régionale. Le rapport correspondant a été présenté par le député Lobel Augustin Yembi.



Pour le Gabon, dont le patrimoine naturel représente un atout majeur, cette initiative revêt une importance particulière. Les mangroves contribuent à la sauvegarde de la biodiversité, à la stabilisation des zones côtières et à la capture du carbone. Elles constituent également des remparts naturels face à certains effets du changement climatique.



L’adhésion unanime des députés à ce projet témoigne de l’intérêt accordé aux enjeux écologiques et au développement de partenariats internationaux pour protéger ces écosystèmes fragiles.



Un consensus salué par les autorités



À l’issue des délibérations, le président de l’Assemblée nationale a exprimé sa satisfaction devant la convergence des positions parlementaires.




Cette séance plénière avait été précédée de deux rencontres statutaires. La conférence des présidents et la réunion du Bureau de l’Assemblée nationale.



Les travaux du Bureau ont notamment porté sur l’approbation du procès-verbal du 30 septembre 2026, le suivi des initiatives législatives et l’examen de la recevabilité de questions orales et écrites adressées aux membres du gouvernement.














Par Pamphil

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