ÉLÉPHANTS TUÉS, IMPUNITÉ
Selon l’article 390 du Code pénal, les personnes poursuivies encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende équivalant à cinq fois la valeur des produits saisis.
Une enquête déclenchée par une alerte
L’affaire a débuté après le signalement d’un habitant faisant état de l’abattage d’un éléphant dans cette localité située sur l’axe Lastoursville-Mounana. Alertés, les agents des Eaux et Forêts se sont rendus sur les lieux, où ils ont découvert la carcasse de l’animal, dépouillée de ses défenses.
Les investigations conduites en collaboration avec les forces de l’ordre ont permis l’interpellation de cinq personnes. Les fouilles ont également abouti à la saisie d’un fusil de calibre 12, de munitions artisanales et de deux autres pointes d’ivoire. Au total, quatre pointes, correspondant à deux éléphants abattus, ont été récupérées. Une personne finalement mise hors de cause a été relâchée.
Un patrimoine naturel sous pression
Cette affaire rappelle les menaces persistantes qui pèsent sur la faune gabonaise. Le pays abrite environ 95 000 éléphants de forêt, soit plus de la moitié de la population mondiale de cette espèce.
Outre le braconnage, ces pachydermes subissent la destruction de leur habitat naturel et la diminution des ressources alimentaires forestières. Cette situation les pousse parfois vers les plantations agricoles, accentuant les conflits avec les populations riveraines.
La lutte contre le trafic d’ivoire demeure ainsi un enjeu majeur pour préserver la biodiversité et protéger durablement le patrimoine naturel du Gabon.