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CONTESTATION À L’UNIVERSITÉ BONGO

CONTESTATION À L’UNIVERSITÉ BONGO
Les enseignants contestent le rattachement de leur département d'études ibériques à l'Institut des langues.













Le climat se tend à l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville. Une partie des enseignants-chercheurs du département d’études ibériques et latino-américaines s’oppose au projet de rattachement de leur structure à l’Institut des langues récemment créé. Ils dénoncent une décision qui, selon eux, menace leur autonomie scientifique et leur identité académique.



Pour justifier leur position, les universitaires rappellent la spécificité de leur discipline, qui dépasse le simple apprentissage linguistique.



« Le département d'étude ibérique et latino-américaine n'est pas un département ordinaire qu'on voudrait confiner de façon caricaturale dans un institut de langue récemment créé. Car la langue espagnole au sein de notre département sert d'outil de transmission des savoirs, des connaissance au même titre que le français dans les autres départements de l'UOB ».



Des inquiétudes sur les diplômes et les carrières



Au-delà de la question institutionnelle, les enseignants redoutent des conséquences sur la reconnaissance de leurs formations, la délivrance des diplômes et les perspectives d’évolution professionnelle. Ils estiment qu’une fusion-absorption pourrait fragiliser les spécificités de leur département et compliquer les procédures d’évaluation de leurs carrières universitaires.



« Le projet de fusion absorption de notre département par l'IILP ne provient pas d'une commande gouvernementale mais de la seule décision de la gouvernance de l'UOB. Il suscite de réelles inquiétudes concernant la préservation de notre identité, la reconnaissance de nos spécificités académiques, l'organisation des enseignements ainsi que l'avenir de nos carrières professionnelles ».



Les préoccupations concernent également les étudiants, notamment quant à la valeur de leurs diplômes et à leur reconnaissance dans les parcours académiques.



« Donc pour l'avenir, tant pour les étudiants pour la délivrance de leur diplôme que pour les enseignants surtout qui vont se présenter au Cames pour l'évolution de leur carrière et pour les grades, ce sera problématique ».



Un appel au dialogue avec la direction



Face à cette situation, les contestataires réclament le maintien de leur département au sein de la Faculté des lettres et sciences humaines. Ils appellent la gouvernance universitaire à ouvrir des discussions afin de trouver une issue concertée à ce différend, qui place l’organisation des formations au cœur du débat.










Par Pamphil

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