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FOYER DE TUBERCULOSE

FOYER DE TUBERCULOSE
La fièvre de l’inquiétude enfle à Nkolabona, devenu en quelques jours l’épicentre d’un foyer de tuberculose qui a mis la population en alerte.

La fièvre de l’inquiétude enfle à Nkolabona, devenu en quelques jours l’épicentre d’un foyer de tuberculose qui a mis la population en alerte. Tout est parti de la découverte de plusieurs cas suspects dans une maisonnée, dont trois enfants particulièrement mal en point. Le ministère de la Santé, par l’intermédiaire de sa direction régionale, a immédiatement tiré la sonnette d’alarme.


Face à l’urgence de la situation, les autorités ont mis les bouchées doubles. Des équipes médicales ont été dépêchées sur place pour tâter le pouls de la situation, cerner le périmètre du foyer et organiser la prise en charge des personnes infectées. Un cordon sanitaire a été mis en place de manière préventive afin d’éviter que la maladie ne se propage comme une traînée de poudre dans le reste du village.


Selon les premiers éléments, le foyer d’infection aurait été alimenté par un sujet suspect hébergé par une famille nombreuse. Malheureusement, les symptômes manifestes, toux persistante, fièvre, fatigue, sont passés au travers des mailles de la vigilance parentale. Pendant des mois, dix enfants et leurs parents toussaient sans discontinuer, sans jamais consulter. Cette négligence a mis un frein aux chances d'une détection précoce.


Les soignants du Centre hospitalier régional d’Oyem, dont la réactivité est à saluer, ont agi avec diligence malgré la distance. Trois enfants ont été transférés en urgence à l’hôpital, où ils reçoivent actuellement les soins appropriés. Selon les médecins l’infection a eu le temps de s’installer durablement.


“Il faut féliciter la réactivité des autorités sanitaires face à ce foyer de tuberculose à Nkolabona, à une quarantaine de kilomètres d'Oyem. L’évacuation rapide des cas graves et la sensibilisation communautaire sont essentielles pour contenir la propagation. Toutefois, cette situation révèle une grave négligence familiale. Elle souligne l’urgence de renforcer l’éducation sanitaire et la surveillance communautaire, notamment dans les zones rurales, pour prévenir de tels drames à l’avenir”


souligne un agent de santé. 


Le ministère de la Santé, bien conscient que la situation pourrait échapper à tout contrôle, appelle désormais tous les habitants de Nkolabona à se faire examiner. Les examens sont gratuits à l’hôpital d’Oyem. L’objectif est de passer chaque cas au peigne fin et éviter que la maladie ne file entre les doigts du système de santé.


Dans un contexte où l’accès aux soins n’est pas toujours au beau fixe en milieu rural, cette situation vient jeter de l’huile sur le feu. Elle rappelle à quel point la prévention, la vigilance et la rapidité d’intervention sont essentielles pour enrayer ce type d’épidémie.








Par Pamphile EBO

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