HÔPITAL DE NTCHENGUÉ : QUAND LES TOILETTES DES MALADES TERNISSENT L'IMAGE DE LA SANTÉ
L’hôpital est le temple de la santé. Il est censé incarner l’ordre, l’hygiène, le soulagement et la dignité humaine. Pourtant, à l’Hôpital de NTchengué, les vestiaires et les toilettes sont dans un état qui, bien souvent, frôle l’indécence. L’insalubrité y est devenue une norme tolérée : odeurs nauséabondes, absence de savon, portes cassées, cuvettes souillées, lavabos hors service.
Symbole de soins et de dignité, l’hôpital devrait incarner l’hygiène et le réconfort. Pourtant, à l’Hôpital de NTchengué, les toilettes et vestiaires offrent un tout autre visage : insalubrité chronique, manque d’eau et entretien défaillant. Une situation qui interroge autant qu’elle indigne. Certes la responsabilité est partagée. Certains patients et visiteurs manquent cruellement de civisme. Mais le personnel de nettoyage, lui aussi, semble débordé ou peu encadré. Et par-dessus tout, le manque d’eau, qui touche toute la ville y compris les structures sanitaires aggrave cette situation.
Mais alors, comment un patient en attente de soins, un visiteur inquiet pour un proche, ou même un soignant en service peut-il satisfaire un besoin naturel avec un minimum de dignité, quand les lieux censés y répondre sont eux-mêmes malades ?
L’hôpital soigne les corps, mais dans ces conditions, il finit aussi par blesser les esprits. Car personne ne devrait avoir à choisir entre sa dignité et un besoin naturel. Il est temps de mettre fin à ce laisser-aller hygiénique et moral. Nous voulons un hôpital digne. Nous voulons une ville propre. Et nous voulons des élus qui n’acceptent plus que l’on soigne dans la saleté.
Des lieux censés soigner, mais eux-mêmes malades.
La responsabilité est partagée entre usagers peu respectueux, personnel de nettoyage débordé et manque d’eau généralisé dans la ville. Mais les conséquences, elles, restent les mêmes : patients, visiteurs et soignants doivent composer avec des conditions indignes pour satisfaire un besoin élémentaire.