L’AGRICULTURE DE RENTE MARQUE LE PAS
Selon la dernière note de conjoncture sectorielle publiée par la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale, l’agriculture de rente connaît un retournement après une reprise au trimestre précédent. L’indice de production de ce secteur s’est replié de 15,7 % au troisième trimestre 2025, signe d’un cycle baissier qui pèse sur les deux principaux segments.
Deux segments en recul
Le rapport souligne que la baisse touche l’ensemble des cultures de rente, sans distinction notable entre elles. Ce recul intervient après plusieurs mois de croissance modérée, et inquiète les acteurs du secteur, qui redoutent un impact sur les revenus des producteurs et sur les exportations. Les causes précises de cette contraction ne sont pas détaillées, mais les experts pointent souvent les fluctuations climatiques et les marchés internationaux comme facteurs déterminants.
Une performance globale encore positive
Malgré ce ralentissement trimestriel, l’activité sur les neuf premiers mois de l’année reste en hausse de 1,2 %. Cette croissance est essentiellement portée par la bonne tenue des palmiers à huile, qui compensent en partie les pertes enregistrées dans les autres cultures de rente. Le secteur conserve donc un potentiel de résilience, même si la vigilance reste de mise pour les prochains mois.
L’agriculture de rente joue un rôle clé pour les revenus des producteurs
Dans le budget annuel et l’économie gabonaise, l’agriculture de rente joue un rôle clé pour les revenus des producteurs et les exportations. Le recul de 15,7 % de la production au troisième trimestre 2025 montre un cycle baissier, pouvant peser sur les recettes fiscales et la balance commerciale. Toutefois, la hausse de 1,2 % sur neuf mois, soutenue par les palmiers à huile, laisse entrevoir une certaine résilience. Cela souligne l’importance de ce secteur pour la stabilité économique et les projections budgétaires du Gabon.