DEUX RÉALITÉS, UNE MÊME ATTENTE
Des chantiers visibles, mais un renouveau inégal.
Depuis l’arrivée des nouvelles autorités à la tête du pays, plusieurs chantiers de réhabilitation des routes et voiries ont été lancés dans différents quartiers de Libreville. Des travaux visibles, porteurs d’espoir pour de nombreux usagers, lassés par des années de dégradation du réseau routier. L'axe Awendjé-Plein Ciel, une voie express cruciale reliant plusieurs quartiers importants du nord de Libreville, a fait l'objet d'une réhabilitation complète. Les travaux, observés en accélération en février 2026, ont consisté en la pose d'un nouveau revêtement en bitume, éliminant ainsi les nombreux nids-de-poule et crevasses qui rendaient la circulation particulièrement difficile et dangereuse. Cette initiative a été accueillie avec soulagement par les usagers, qui ont constaté une nette amélioration de la fluidité du trafic. Mais sur le terrain, le contraste demeure frappant : certaines voies semblent aujourd’hui encore oubliées par ce renouveau urbain.
À Nzeng-Ayong, une route toujours délaissée.
Sur la voie partant de la pharmacie de garde au terminus clandos à Nzeng-ayong , aucun signe concret de renouveau n’est encore perceptible. Nids-de-poule, poussière et difficultés de circulation continuent de rythmer le quotidien des riverains et des automobilistes. Une situation jugée préoccupante, notamment pour la sécurité des enfants qui empruntent quotidiennement cet axe pour se rendre à l’école.
« Par rapport à l’état de la route, c’est un problème récurrent. Cela génère un véritable danger, surtout pour les jeunes qui vont à l’école », confie Djessi, un habitant du quartier. Pointant la responsabilité des collectivités locales, appelant à une plus grande autonomie et à l’implication d’agents municipaux pour assurer l’entretien des voiries.
Entre impatience citoyenne et appel à la patience.
Face à cette situation, les avis divergent. Si certains expriment leur impatience et interpellent les autorités compétentes afin que des mesures concrètes soient prises, d’autres préfèrent faire preuve de retenue. Pour ces derniers, il est encore trop tôt pour juger l’action du nouveau régime.
« C’est un nouveau gouvernement, il vient à peine de commencer. On est encore en observation. Tout ne peut pas se faire en un seul jour », Gaël estime qu'il faut à accorder du temps aux autorités pour mener à bien les chantiers annoncés.
Entre attente pressante et appel à la patience, l’axe pharmacie de garde, terminus clandos venant de l’échangeur de Nzeng-ayong, demeure aujourd’hui le symbole des travaux encore à venir. Dans une capitale où l’espoir de routes rénovées est bien réel.