AXE CONGO-BELGIQUE
Des échanges autour des enjeux maritimes
Au cours de cette séance de travail, les deux personnalités ont passé en revue les principaux défis liés à la gestion des espaces maritimes et fluviaux ainsi que les perspectives de coopération entre Brazzaville et Bruxelles.
L'ambassadrice de Belgique s'est particulièrement intéressée au fonctionnement du Comité interministériel de l'action de l'État en mer et dans les eaux continentales, une structure qui fédère plusieurs administrations autour des questions maritimes et portuaires.
« Du comité interministériel de l'action de l'État en mer et dans les eaux continentales pour le Congo et la coopération entre le Congo et la Belgique dans le domaine maritime, du comité interministériel et de son fonctionnement, des ministères qui étaient rassemblés à l'intérieur de ce comité, de l'importance qu'il a pour l'économie du Congo. Donc ça, c'était très intéressant de voir la formule de travail. Nous avons parlé de certaines réalisations, notamment la déclaration d'Oyo et le suivi. Nous avons parlé aussi d'ouvrages qui ont été rédigés ici sous la direction du ministre et donc de tout un corpus qui existe sur les questions maritimes. Et nous avons parlé bien sûr de la coopération avec la Belgique. Quelles sont nos ressources à la fois institutionnelles et opérationnelles que nous pourrions mettre ensemble. Nous avons parlé aussi, et ce n'est pas la première fois, d'un possible jumelage entre la ville d'Anvers et la ville de Pointe-Noire. L'urgence, nous avons évoqué brièvement le naufrage de la Sanga et les questions de capacité de secours à développer. Nous allons nous rencontrer une nouvelle fois et nous allons voir quelles sont les possibilités de visite d'une délégation du Congo vers la Belgique. Nous avons aussi abordé la question du Tribunal international du droit de la mer à Hambourg et celle de la participation d'experts africains dans ces enceintes internationales »
a déclaré Emmanuelle Plissart-de Foy.
Des perspectives de coopération renforcée
Au-delà des questions institutionnelles, les échanges ont mis en lumière plusieurs pistes de collaboration, notamment le partage d'expertise, le renforcement des capacités opérationnelles et la coopération entre les acteurs portuaires des deux pays.
L'éventualité d'un jumelage entre les villes d'Anvers, premier port de Belgique, et de Pointe-Noire, principal port en eau profonde du Congo, pourrait ouvrir de nouvelles perspectives en matière de formation, de logistique portuaire et de gestion des infrastructures maritimes.
Les discussions ont également porté sur les enjeux de sécurité maritime, particulièrement après le naufrage de la Sanga, qui a ravivé le débat sur les capacités nationales de recherche, de secours et d'intervention en mer.
Deux ouvrages remis à l'ambassadrice
À l'issue de l'audience, Éric Olivier Sébastien Dibas-Franck a remis à son hôte deux ouvrages réalisés sous sa direction. Le premier, intitulé
« La construction maritime au Congo : hommage au ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou »
retrace l'évolution du secteur maritime congolais. Le second est consacré au Code communautaire CEMAC de la marine marchande de 2012, publié aux éditions L'Harmattan.
Ces publications illustrent la volonté des autorités congolaises de promouvoir la réflexion, la recherche et le développement d'un cadre juridique et institutionnel solide pour accompagner les ambitions maritimes du pays et renforcer la coopération avec ses partenaires internationaux.