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SÉNÉGAL : DES ASSOCIATIONS ALERTENT SUR UNE INTENSIFICATION DE LA RÉPRESSION CONTRE LES PERSONNES LGBT+

SÉNÉGAL : DES ASSOCIATIONS ALERTENT SUR UNE INTENSIFICATION DE LA RÉPRESSION CONTRE LES PERSONNES LGBT+
Au Sénégal, des associations dénoncent une intensification de la répression contre les personnes LGBT+, après l'arrestation de huit femmes pour des actes contre nature.

La répression des personnes LGBT+ suscite une vive inquiétude au Sénégal. Après plusieurs mois marqués par des arrestations visant principalement des hommes, des associations de défense des droits humains dénoncent un élargissement des poursuites aux femmes lesbiennes.


Huit femmes placées sous mandat de dépôt


Selon plusieurs médias, huit femmes ont été interpellées la semaine dernière pour des faits qualifiés d'« actes contre nature ». Elles ont été placées sous mandat de dépôt, dans un contexte de durcissement de la législation sénégalaise.Depuis l'adoption, en mars dernier, d'une loi renforçant les sanctions contre les actes dits « contre nature », plus d'une centaine d'hommes auraient déjà été arrêtés à travers le pays.


Une évolution jugée préoccupante


Pour Inès Sanoussi, directrice en France de la ligne d'écoute de l'association Stop Homophobie, cette nouvelle vague d'interpellations marque une évolution préoccupante de la répression.Depuis février, la ligne d'écoute de l'association est consacrée au Sénégal et a reçu plus d'un millier de demandes d'assistance. Selon elle, les hommes étaient jusqu'ici les principales cibles des arrestations, tandis que les femmes subissaient davantage de violences au sein de leur entourage ou de leur famille.L'arrestation de femmes pour des faits liés à leur orientation sexuelle constitue, selon l'association, une nouvelle étape dans le renforcement des poursuites.


Des inquiétudes sur la situation des femmes


Toujours selon Inès Sanoussi, les femmes concernées se trouvent dans une situation de vulnérabilité accrue. Leurs possibilités de se déplacer, de quitter leur domicile ou de changer de ville seraient souvent plus limitées que celles des hommes.


L'association affirme également constater une augmentation des demandes d'aide de personnes cherchant à quitter le Sénégal. Plusieurs destinations, dont le Cap-Vert, seraient envisagées par certains exilés, dans un contexte que les défenseurs des droits humains décrivent comme de plus en plus difficile pour les personnes LGBT+.

Par NOEMI KIM

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