EBOLA, TROIS MOIS D’ARRIÉRÉS DE SALAIRES PROVOQUENT LA COLÈRE DES AGENTS
Des agents de santé mobilisés dans la lutte contre la maladie à virus Ebola ont manifesté ce lundi 3 août à l’Hôpital général de référence de Mongbwalu, dans le territoire de Djugu, en Ituri. Ils réclament le paiement de leurs salaires impayés des mois de mai, juin et juillet.
Une mobilisation pour réclamer leurs droits
Tôt dans la matinée, des infirmiers, agents d’entretien et autres personnels engagés dans la riposte contre Ebola ont bloqué l’entrée principale de l’établissement hospitalier pour dénoncer cette situation.
Les manifestants ont brûlé des pneus et brandi des calicots demandant aux autorités compétentes de régulariser rapidement leurs paiements. Ils ont également accordé un délai de 24 heures avant une éventuelle grève sèche.
Intervention de la police
Pour disperser le mouvement et éviter tout débordement, les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) ont utilisé des gaz lacrymogènes et effectué quelques tirs de sommation.
Cette intervention a momentanément perturbé les activités dans le centre commercial de Mongbwalu, selon plusieurs sources locales.
Un appel au dialogue avec les agents de santé
Face à la tension, le député provincial élu de Mongbwalu, Jean-Pierre Bikilisende, a appelé les responsables de la riposte Ebola à privilégier le dialogue avec les agents concernés.
« Ces agents font un grand travail pour la communauté. S’il y a un retard par rapport à leurs droits, ils doivent en être informés », a-t-il déclaré.
L’élu rappelle que ces personnels travaillent dans des conditions difficiles et prennent quotidiennement des risques pour protéger les populations contre la maladie.
Une situation qui inquiète dans un contexte de riposte
Mongbwalu reste l’un des principaux foyers de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. La localité avait notamment enregistré le premier cas de cette nouvelle flambée.
À ce stade, les responsables de la riposte Ebola ne se sont pas encore officiellement prononcés sur les revendications des agents mobilisés. Le règlement rapide de cette crise salariale apparaît toutefois essentiel pour garantir la continuité des opérations sanitaires sur le terrain.