LE GABON JUBILE, DA PIEDADE VERISSIMO SUR UN SIÈGE ÉJECTABLE
Gilberto da Piedade Verissimo ne croyait plus poursuivre son aventure à la tête de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). L’homme qui avait sali la réputation du Gabon et compliqué sa tâche pour la levée de sa suspension à la CEEAC, doit désormais faire profil bas.
Gilberto da Piedade Verissimo, est passé par le trou d’une aiguille pour conserver son poste de président de la commission de la CEEAC. Sa hiérarchie lui a informé qu’il allait recevoir un motion de carence, sanction unique dans l’histoire de la CEEAC. Une épée de damoclès était suspendue au-dessus de sa tête. Samedi dernier, il a été reçu au cours du sommet des chefs d’Etat par les ministres de la CEEAC qui lui ont remonté les bretelles. Ils lui ont rappelé que sa gestion catastrophique et surtout inique de la suspension du Gabon a été la goutte d’eau qui a débordé le vase après plusieurs années de maladresses et de décisions inopportunes.
Ses dernières déclarations ont attisé les tensions entre deux pays membres de la CEEAC, l’Angola et le Gabon. Les chefs d’Etat ont été mis au courant de la sanction qui pendait sur le diplomate angolais, qui s’était donné des ailes. Après avoir mesuré l’ampleur des dégâts causés par Verissimo Da Piedade, les chefs d’Etat ont décidé de mettre la sanction à exécution. Le diplomate a sauvé sa tête in extremis grâce à l’intervention de la Guinée-équatoriale et de l’Angola.
Gilberto da Piedade Verissimo à deux doigts d’être licencié
Selon certaines sources, l’Angolais est en sursis. Encore une bévue et son sort à la tête de la CEEAC est scellé. Le Gabon avait menacé à mots couverts de ne plus payer ses cotisations. C’est par le biais d’un arrangement que l’Angolais a conservé son poste, explique une source: la levée des sanctions contre le Gabon en échange du maintien au poste de président de la commission de la CEEAC. Les chefs d’Etat ont donné à Gilberto da Piedade Verissimo une liste de tâches complexes à exécuter s’il souhaite conserver son poste. Des tâches qui ont été presque délaissées par l’organisation depuis 2020. Dos au mur, le diplomate doit dépoussiérer on cite les financements de l’organisation, la mise en place de nouvelles réformes et l’adoption de plusieurs textes.