UN ACCORD DE CESSEZ-FEU À GAZA
Le Qatar et les États-Unis ont annoncé, mercredi, la conclusion d'un accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, marquant une étape importante après plus de 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas, qui a fait des dizaines de milliers de morts parmi les Palestiniens. L'accord prévoit également la libération d'otages, notamment 33 otages israéliens, en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a précisé que l'accord entrerait en vigueur le dimanche 19 janvier, avec une première phase de 42 jours. Cette phase inclut un cessez-le-feu et le retrait des forces israéliennes vers l'est de Gaza, loin des zones habitées. Le Hamas libérera 33 otages, dont des femmes, des enfants, des personnes âgées et des malades civils, en échange de prisonniers palestiniens détenus en Israël.
Les négociations ont été facilitées par les médiateurs internationaux, incluant les États-Unis, le Qatar et l'Égypte, avec la participation notable de Donald Trump, qui a travaillé avec le président Joe Biden sur l'accord. Trump a annoncé que les otages seraient libérés sous peu, tout en rappelant que des conditions précises devaient être respectées pour le succès complet de l'accord.
Les discussions se sont intensifiées ces derniers jours après plus d'un an de blocage. La libération initiale concernera les femmes et les enfants, tandis que la deuxième phase de l'accord portera sur la libération des derniers otages, principalement des soldats et des hommes en âge de combattre, ainsi que le retour des corps des otages décédés.
Bien que cet accord offre une lueur d'espoir, des tensions persistent. Israël a insisté sur le fait qu'il ne quittera Gaza que lorsque tous les otages, vivants ou morts, seront de retour. En parallèle, les frappes israéliennes ont continué de frapper Gaza, tuant 27 personnes mercredi.
La guerre, déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, a entraîné la mort de plus de 1 200 Israéliens, principalement des civils. Du côté palestinien, plus de 46 000 personnes ont perdu la vie, selon le ministère de la Santé du Hamas, dans une guerre qui a laissé la bande de Gaza dévastée.
Le cessez-le-feu, bien qu'il permette une pause dans les combats, laisse en suspens de nombreuses questions politiques, notamment concernant l'avenir du territoire. Le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007, se trouve aujourd'hui très affaibli, mais le futur de l'île reste incertain, Israël étant opposé à tout retrait militaire complet et refusant une gouvernance future par le Hamas ou l'Autorité palestinienne.
Cette guerre a ravivé le débat sur la solution à deux États, une perspective soutenue par la communauté internationale mais rejetée par Israël. La reconstruction de Gaza, qui serait nécessaire pour redonner un avenir à ses 2,4 millions d'habitants, pourrait prendre jusqu'à 15 ans et coûter plus de 50 milliards d'euros, selon l'ONU.