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MAYS MOUISSI ET CHARLES M’BA SOUPÇONNÉS D'AVOIR PERÇU DES POTS-DE-VIN

MAYS MOUISSI ET CHARLES M’BA SOUPÇONNÉS D'AVOIR PERÇU DES POTS-DE-VIN
Le Gabon est secoué par une affaire de corruption présumée impliquant deux ministres et un contrat de fourniture d'électricité avec une société turque

Le Gabon est secoué par une affaire de corruption présumée impliquant deux ministres et un contrat de fourniture d'électricité avec une société turque. La Commission nationale de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite enquête sur l'ancien ministre de l'Économie, Mays Mouissi, et son collègue du Budget, Charles M'BA, soupçonnés d'avoir perçu des pots-de-vin lors de la signature du contrat avec Karpowership selon Radio France Internationale (RFI). 





 




“Au Gabon, deux ministres en fonction sont dans le collimateur de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Il s’agit de l’ex-ministre de l’Économie, devenu ministre de l’Environnement, Mays Mouissi et de son collègue du Budget, Charles Mba. Les deux ministres ont signé un contrat de fourniture d’électricité avec une société turque. Des pots-de-vin ou des rétro-commissions auraient été perçus lors de la signature du contrat. Ce lundi, ladite commission entend le ministre Mays Mouissi”




a détaillé RFI ce lundi matin 20 janvier 2025. 



L'enquête s'étend à d'autres figures clés du secteur énergétique, incluant des responsables de la Société des patrimoines, du Fonds gabonais d' investissements stratégiques (FGIS), de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) et de la mairie de Libreville. La commission vise à comprendre les clauses du contrat, jugé exorbitant par la société civile. 





Le contrat, suspendu fin novembre 2024, prévoit une facture mensuelle de 12 milliards de FCFA et l'approvisionnement en carburant par l'État gabonais. Cette affaire, qui a émergé dans un contexte de délestages récurrents à Libreville, suscite des tensions entre le gouvernement et la société civile, tandis que la société turque fait pression pour la validation du contrat.  



 

Par Pamphile EBO

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