LA SOUMISSION DE LA FEMME EN QUESTION
La notion d’obéissance des femmes à leurs époux a toujours existé, elle constitue même le socle commun à toutes les traditions religieuses. La soumission et l’obéissance des femmes, dans l’histoire de la pensée religieuse, ont invariablement été comprises comme faisant partie des principes inaliénables énoncés par Dieu. Les relations entre hommes et femmes, à travers l’histoire de l’humanité, sont marquées par des rapports de domination, et toutes les religions, cultures ou idéologies ont fait de la subordination des femmes la clé de voûte de leur système autoritaire. D’ailleurs, c’est toujours le même type d’explications qui revient, depuis les philosophes de la Grèce antique jusqu’aux théologiens chrétiens, juifs ou musulmans, en passant par les penseurs des idéologies totalitaires : pour tous, l’asservissement des femmes aux hommes est de l’ordre du naturel.
Que le patriarcat soit culturel, religieux, économique ou politique, il est traversé par la même logique, l’obligation faite aux femmes de se soumettre à l’ordre dit naturel de la création.
Aujourd'hui, de plus en plus de femmes refusent de se soumettre à leurs maris pour plusieurs raisons.
Frédérique Mouiri épse Obiang Mba, Psychologue clinicienne, donne quelques explications à ce sujet
Pour Lynda Nza Bekale, Magistrate, dans un couple chaque personne a ses droits:
Si l'on s'en tient à la tradition judéo-chrétienne, tout est clair. Le texte recommande la soumission de la femme à son mari: Ephésiens 5.22-2. Cette soumission doit être une attitude volontaire, et non une façade. La soumission de la femme doit être volontaire et non contrainte et forcée, «en traînant les pieds». Il ne s'agit pas non plus d'une soumission dégradante en ne prenant pas part à la vie et sans discussion. Il s'agit d'un acte volontaire, d'un engagement, d'un partenariat. L'épouse désire vivre cette soumission, d'abord parce que l'épouse aime le Seigneur et par égard envers celui qui est son Dieu, son Seigneur, son Sauveur.
Cela implique que l'épouse ne va pas chercher à revendiquer ce rôle à la tête de la famille. Elle ne va pas non plus saboter toutes les décisions. Elle accepte les décisions de son mari et le soutient en toutes circonstances, il en a besoin. C'est lui qui doit assumer toute la responsabilité en tant que chef... et de l'aide est la bienvenue.