C’est devenu une activité très rentable au Gabon!


Le constat est clair et l’ascendance du phénomène des cafétérias ou café-restos de « petites zones » n’est plus à prouver surtout à Libreville, la Capitale du pays.L'équipe de TV+Afrique a fait une incursion dans cette activité qui fait vivre de nombreuses familles étrangères.


« Lorsqu’on parle de cafétéria, il s’agit de quoi exactement ? »


Si le dictionnaire Larousse définit la cafétéria comme un établissement généralement implanté dans un lieu de passage (centre commercial ou administratif, ensemble des bureaux, universités, etc.), les spécialistes de l’art culinaire quant à eux, désignent la cafète (diminutif de cafétéria) comme un endroit/restaurant où les gens peuvent manger moins cher. La faiblesse des coûts s’explique de par le cadre du lieu qui n’est pas celui qu’on pourrait retrouver dans des restaurants et par l’aspect esthétique du service. Pourtant, la cuisine, même si souvent rudimentaire, est de bonne, voire d’excellente qualité.  


Parmi les multitudes particularités de cette activité en croissance au Gabon, il y a le menu qui est pour la plupart du temps, identique. Spaghettis viande, omelettes, sans-feuilles, sardines au plat, purées d’avocat et autres crudités accompagnées de pâtes alimentaires ; du café ou du lait avec autres additifs etc., voilà un peu ce qui constitue le menu de ces établissements qui proposent de leurs services aux moins nanties. Ce qui est surprenant c’est qu’ils s’approvisionnent souvent sur internet car les conserves et autres produits conditionnés sont trouvés sur les sites panafricains de la vente en ligne.


Si les hommes sont connus pour manger dans ces établissements , il est encore plus ahurissant de savoir qu’au Gabon, les tenanciers de cafétérias sont à 90 % étrangers ; toute une véritable organisation !


L’Afrique de l’Ouest aux commandes !


Maliens, nigériens, tchadiens, nigérians et même des sénégalais, voici les groupes qui pilotent voire monopolisent le commerce de cafétérias au Gabon. Certes il n’y a pas de statistiques claires sur le nombre d’acteurs qui exercent cette activité, mais la seule certitude se trouve quand même au niveau des différentes nationalités représentées.


Arrivés au Cameroun pour de multiples raisons, tous ont trouvé un créneau sous-exploité dans un pays où la disponibilité d’un produit ou service crée la demande.


 Les dividendes obtenus de ces activités permettent à ces ressortissants de financer des projets dans leurs pays d’origines. Construction de maison, scolarisation d’enfants, réinvestissements prometteurs   


La cafétéria, plus qu’une simple activité, c’est une source de revenu. Les jeunes Gabonais peuvent s’y lancer s’ils souhaitent réellement entreprendre dans un secteur porteur.