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Justice

5 ANS

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Cette sortie, certes à l’origine des déboires judiciaires de l’auteur, intervient après la destruction de ses investissements par des bulldozers, sous instruction présidentielle. Mais en droit gabonais, il est hors de question de tolérer un tel dérapage.

L’affaire fait grand bruit et met le feu aux poudres sur les réseaux sociaux : un ressortissant camerounais est accusé d’avoir publiquement injurié le Président de la République gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, le qualifiant de « plus grand sauvage de la planète ». Cette sortie, certes à l’origine des déboires judiciaires de l’auteur, intervient après la destruction de ses investissements par des bulldozers, sous instruction présidentielle. Mais en droit gabonais, il est hors de question de tolérer un tel dérapage.


Le Code pénal est précis. L’article 158 punit l’outrage au Chef de l’État d’une peine allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et cinq millions de FCFA d’amende. Et ce, peu importe le lieu, l’occasion ou le support utilisé. Il s’agit d’enrayer le phénomène croissant des atteintes à l’autorité publique, surtout dans un contexte où les réseaux sociaux font le lit de ce type de comportements.


Même si le geste s’explique par une colère intense, cela ne saurait justifier l’insulte. La justice, elle, n’a que faire des circonstances psychologiques : la règle de droit prime. Le mis en cause est donc sur la corde raide, face à une législation stricte.


Cependant, dans certains cas, notamment si l’outrage est diffusé via tracts ou moyens électroniques, les peines sont allégées à deux ans de prison et deux millions de FCFA. Cela revêt une importance capitale pour la défense, qui a du pain sur la planche pour éviter des sanctions lourdes.


“En droit gabonais, l’outrage au Président Oligui Nguema, comme celui commis par ce Camerounais, est sévèrement puni. Insulter publiquement le Chef de l’État, même sous l’effet de la colère liée à la destruction de ses biens, constitue une infraction grave selon l’article 158 du Code pénal. La justice gabonaise ne tolère aucun dérapage, et l’auteur s’expose à une lourde peine”


souligne un juriste gabonais. 


L’article 159 étend aussi cette protection aux dignitaires étrangers. Une plainte transmise par le ministre des Affaires étrangères suffit à mettre hors d’état de nuire l’auteur des propos.

Par Pamphile EBO

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