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LA REVALORISATION DE LA GOUVERNANCE FINANCIÈRE DE LA CEMAC EN DÉBAT À LIBREVILLE

LA REVALORISATION DE LA GOUVERNANCE FINANCIÈRE DE LA CEMAC EN DÉBAT À LIBREVILLE
Réunis à Libreville, dans le cadre de la 14ème session du Cadre Permanent de Concertation des Trésors Publics (CPC-TP) de la CEMAC, les experts et dirigeants de la sous-région mènent la réflexion autour des réformes fiscales et la perennité du marché des valeurs de la Sous-région.

Face aux principaux acteurs des Finances publiques, du secteur bancaire et des marchés financiers de la sous-région,  le ministre d’État, en charge de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Henri Claude Oyima a donné le ton des échanges de la 14ème session du Cadre Permanent de Concertation des Trésors Publics (CPC-TP) de la CEMAC. 


 « Les réflexions doivent être menées pour donner plus de marge au système financier de la Cemac et d’éviter un recours systématique important vis-à-vis de l’extérieur », a-t-il déclaré.


Placée sous le thème : « Réformes fiscales et pérennité du marché des valeurs du Trésor de la CEMAC», la rencontre de Libreville se tient alors que le système de participation des titres publics fait face à une baisse drastique, une hausse des coûts d’émission et une forte concentration des engagements.


Aussi, l’objectif est de proposer des solutions adaptées à l’élargissement de l’assiette fiscale, la moderisation des dispositifs de collecte, la consolidation du marché secondaire, l’harmonisation fiscale régionale et l’optimisation de la gestion de la dette souveraine.


« Les autorités de la CEMAC ont réalisé que les états ne pouvaient pas se développer en s’appuyant simplement sur les avances statutaires de la Banque centrale qui étaient limitées à 20% des recettes budgétaires nationales. Ce mode de financement direct était, à la fois, restrictif en volume et générateur d’inflation. En conséquence, le comité ministériel de l’Umac a opté pour l’institution du marché régional des titres publics », a expliqué le Directeur national BEAC Gabon, Rodrigue Bissielou.


Occasion pour Henry Claude Oyima de mettre en avant le modèle Gabonais, sous le magistère de Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la gouvernance des recettes publiques l’un des piliers de son action, en mettant l’accent sur l’amélioration de la qualité de la dépense publique et l’optimisation des recettes fiscales.


« Cette orientation stratégique s’inscrit dans le programme gouvernemental porté par le président de la République Gabonais qui a fait preuve de résilience avec une croissance de 3,4%. Cependant, il est essentiel de mesurer pleinement les enjeux stratégiques que soulèvent les différentes problématiques », a-t-il précisé.


S’inscrivant dans la continuité des efforts engagés lors des précédentes rencontres, cette 14e session devra aboutir à la mise en place d’un marché financier robuste, inclusif et pérenne au service du développement régional.

Par Estelle Diane AMVANE

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