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NUCLÉAIRE ET HYDROÉLECTRICITÉ

NUCLÉAIRE ET HYDROÉLECTRICITÉ
Christel Bories, présidente du Conseil d’administration d’Eramet, a réaffirmé la volonté du groupe minier de continuer à coopérer avec le Gabon pour développer la transformation locale du manganèse.

Christel Bories, présidente du Conseil d’administration d’Eramet, a réaffirmé la volonté du groupe minier de continuer à coopérer avec le Gabon pour développer la transformation locale du manganèse. Lors d’une interview accordée à Boursorama, elle a souligné que cette collaboration est déjà une réalité depuis plusieurs années.


« Bien sûr, nous allons coopérer. Nous l'avons toujours fait pour essayer de faire le plus possible au Gabon avec notre partenaire gabonais »


a-t-elle déclaré.


Cependant, la dirigeante reconnaît que les objectifs fixés peuvent sembler ambitieux, voire « irréalistes », selon certains analystes. Elle souligne les « gros enjeux de faisabilité » pour mettre en place une véritable transformation locale dans les délais envisagés.


Interrogée sur les inquiétudes d’Eramet face à ces défis, Christel Bories insiste :


« Il faut que la transformation soit rentable »


Elle explique que l’activité de transformation du manganèse nécessite une énergie abondante, bon marché et verte.


« Nous on fait de la transformation du manganèse en Norvège, où on a trois usines. Et on en a une aux Etats-Unis. On en a une petite dans le nord de la France. Il faut avoir beaucoup d'énergie, pas cher, et verte. C'est ce qu'on a avec l'hydroélectricité en Norvège, c'est ce qu'on a avec le nucléaire en France. On a d'ailleurs une usine au Gabon avec de l'hydroélectricité. Donc il faut de l'énergie en quantité abondante, pas cher, verte. C'est notre cahier des charges"


"C'est donc le cahier des charges que l'on donne. Ce sont nos standards; donc si on arrive à avoir ça, il se peut qu'une transformation locale puisse être rentable »


précise-t-elle.


Pour Eramet, la clé réside donc dans l’accès à une énergie propre, disponible en grande quantité et à un coût compétitif.


« C’est le cahier des charges que l’on donne »


confirme Mme Bories. Si ces conditions sont réunies, une transformation locale rentable au Gabon reste envisageable.


 

Par Pamphile EBO

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