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INTERDICTION D’IMPORTER

INTERDICTION D’IMPORTER
Elle vise à redonner à la filière avicole ses lettres de noblesse et à permettre au pays de se refaire une nouvelle santé économique en réduisant sa dépendance alimentaire

Le gouvernement gabonais se mobilise autour d’un enjeu de taille : la souveraineté économique et alimentaire. Une séance de travail s’est tenue récemment à Libreville, réunissant le ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, son homologue de l’Agriculture, ainsi qu’un représentant de la Banque africaine de développement (BAD). Sur la table : la décision présidentielle d’interdire l’importation du poulet de chair à partir de janvier 2027.


 


Un cap ambitieux fixé par le Chef de l’État


Cette mesure, annoncée comme un grand pas en avant revêt une importance capitale. Elle vise à redonner à la filière avicole ses lettres de noblesse et à permettre au pays de se refaire une nouvelle santé économique en réduisant sa dépendance alimentaire.


« Comme de nombreux pays, le Gabon fait de sa souveraineté alimentaire une priorité. Il s’agit d’un véritable levier de développement national »


a déclaré Louise Pierrette Mvono à l’issue de la rencontre.


Le gouvernement voit dans cette interdiction une piste de solution concrète pour stimuler l’économie nationale, créer de l’emploi et réduire significativement la facture des importations.


« Cela ajoutera une corde à notre arc, en renforçant notre capacité à produire localement et à valoriser nos filières agricoles »


a poursuivi la ministre.


 


Un partenariat stratégique avec la BAD


Dans cette dynamique, la Banque africaine de développement joue un rôle de partenaire essentiel. Le ministère de l’Agriculture collabore avec la BAD dans le cadre du projet PAPG1 (Projet d’appui à la productivité agricole du Gabon), également connu sous le nom de « projet graines restructurés ». Ce projet a véritablement pris corps ces dernières années, mais le contexte évolue.


« Aujourd’hui, il est question de voir avec la partie gabonaise comment restructurer ce projet pour qu’il s’aligne sur les nouvelles priorités du pays »


a précisé la représentante de la BAD. Un agenda ambitieux est en ligne de mire, et l’optimisme semble de mise.


 


Planifier pour réussir


« Pour atteindre nos objectifs, il faut planifier. Nous avons un agenda qui est ambitieux. Je pense qu’il est important, pour tenir ces ambitions, que nous nous organisions de manière rigoureuse afin d’atteindre, d’ici janvier 2027, nos objectifs »


a souligné Louise Pierrette Mvono, qui insiste sur l’urgence d’une montée en régime dans la production nationale.


Pour l’heure, les discussions permettent d’apporter des éclaircissements sur la feuille de route du gouvernement. Le Gabon, qui a longtemps dépendu des importations pour nourrir sa population, entend désormais produire localement et s’attend à des retombées favorables à plusieurs niveaux. Le défi est de taille, et le pays a du pain sur la planche. 

Par Pamphile EBO

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