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Le coup d’envoi des conférences budgétaires a été donné ce lundi 21 juillet 2025 par le ministre de l’Économie et des Finances, Henri Claude Oyima, dans un discours où il a planté le décor d’un exercice budgétaire ambitieux, résolument tourné vers les objectifs de transformation et d’efficacité fixés par les plus hautes autorités du pays.
À l’ouverture des travaux, Henri Claude Oyima, véritable chef d’orchestre de ces assises, a rappelé avec fermeté les grandes lignes de la feuille de route du projet de société du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
« Le Président souhaite que le budget reflète une ambition de transformation profonde, d’efficacité accrue et de résultats tangibles »
a-t-il déclaré. Il n'est plus question de lésiner sur les moyens.
La lettre de cadrage : un guide clair pour l’action
Au cœur de cette rencontre, la lettre de cadrage présidentielle, véritable pierre blanche pour l’élaboration du budget 2026. Le ministre a précisé que celle-ci appelle à une mobilisation rigoureuse de tous les acteurs de l’appareil d’État :
« Le Président nous instruit de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que sa vision soit traduite fidèlement dans les arbitrages budgétaires, en étroite collaboration avec les ministères sectoriels et les institutions de la République »
La lettre du chef de l’État, qui fait désormais tâche d’huile dans l’administration, souligne l’impératif d’un budget au service direct des citoyens.
« Le Président demande à ce que chaque ville, chaque quartier, chaque village et chaque parcelle du territoire se reconnaisse dans ce budget »
a rappelé Henri Claude Oyima. Cette approche, fondée sur la proximité, s’inscrit dans une volonté d’offrir au pays une véritable cure de jouvence institutionnelle.
Une rigueur budgétaire pour un second souffle
En ligne de mire, la volonté de donner un second souffle à l’économie gabonaise par une meilleure allocation des ressources. Le ministre Henri Claude Oyima a souligné que la méthode de travail devra reposer sur
« la rigueur, la cohérence et l’alignement avec nos engagements nationaux et internationaux »
Des propos qui ont fait mouche auprès des techniciens du budget, venus nombreux pour cette première journée.
L’autre point fort du discours du ministre de l’Economie et des finances a été l’unicité des caisses. Il a été sans équivoque sur ce sujet :
« Toutes les recettes générées sur le territoire national doivent être reversées systématiquement et obligatoirement au Trésor national »
Assurer un pilotage budgétaire plus efficace
Cette exigence, qui a déjà redonné ses lettres de noblesse à plusieurs régies financières, vise à changer le fusil d’épaule en matière de gestion publique. Car pour le ministre, disposer d’une vision globale des recettes est la condition sine qua non pour définir des dépenses cohérentes et tournées vers le développement durable.
Des recettes à la dépense : un cycle complet
Les conférences budgétaires s’annoncent riches et stratégiques. Après ce premier hors-d’œuvre consacré aux recettes de l’État, l’agenda prévoit un élargissement des discussions aux administrations générales.
« Ces échanges constituent une véritable opportunité d’améliorer de manière significative et réaliste les recettes mobilisées pour 2026 »
a souligné Henri Claude Oyima. Il a souligné l'importance de tirer profit des bons états de service de certaines directions pour inspirer l'ensemble du dispositif.
Avec plusieurs cordes à son arc, le gouvernement entend poser les jalons d’une gouvernance renouvelée, inscrite dans la dynamique de la Cinquième République. D’ici quelques jours, les débats se poursuivront autour des dépenses de l’État, une séquence attendue pour affiner les arbitrages et garantir l’impact sur le terrain.