RÉFORME DE LA DÉFENSE NATIONALE
Selon le communiqué final du conseil des ministres, la réforme est prévue par les articles 24, 25 et 26 du Projet d’ordonnance portant modification de la loi n° 004/98 portant organisation générale de la Défense Nationale et de la Sécurité Publique
Elle place désormais l’administration des Douanes gabonaises, de la Sécurité pénitentiaire et du Corps des Eaux et Forêts dans les rangs des Forces de sécurité et de défense, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, au même titre que les Forces de Police nationale.
Un nouveau statut qui les érige en corps paramilitaires, destinés, conjointement avec les Forces de défense de première catégorie, à la sauvegarde de l’ordre public et à la préservation de la sécurité nationale.
Les autorités y voient une avancée significative dans la modernisation de l’appareil sécuritaire et la rationalisation des forces paramilitaires, à travers le renforcement de la capacité de l’État à faire face aux enjeux stratégiques de souveraineté, une meilleure protection des ressources nationales et l’intensification de la lutte contre les trafics illicites.
Notons, toutefois, que pour l’exercice de leurs attributions sectorielles, les différentes entités demeurent rattachées à leurs anciennes tutelles, notamment la Sécurité pénitentiaire au ministère de la Justice ; l’Administration des Douanes au ministère chargé de l’Économie et le Corps des Eaux et Forêts, au ministère éponyme.