UN FLÉCHISSEMENT DE 1,2 %
Le secteur pétrolier gabonais broie du noir en ce début d’année 2025. Selon la note de conjoncture sectorielle publiée par le ministère de l’Économie, l’indice de production pétrolière a affiché un fléchissement de 1,2 % au premier trimestre. Une tendance baissière principalement due à des perturbations techniques persistantes, notamment l’indisponibilité d’équipements de surface comme les compresseurs, générateurs et pipelines.
En glissement annuel, le tableau est encore plus dégradé, avec un recul de 5 %, signe d’une contre-performance plus profonde. La filière, pourtant pilier de l’économie nationale, affiche une pâle figure face aux défis techniques non résolus. L’industrie pétrolière donne l’impression d’être en panne, et cette situation passe mal au sein des milieux économiques, qui ont du mal à avaler cette baisse de régime.
“C’est un signal préoccupant pour l’économie gabonaise, fortement tributaire du secteur pétrolier. La contraction de 1,2 % au premier trimestre, amplifiée à 5 % en glissement annuel, traduit une vulnérabilité structurelle liée à l’obsolescence ou l’indisponibilité des équipements critiques. Il est urgent de renforcer les investissements dans la maintenance industrielle et les infrastructures pour sécuriser la production et soutenir la croissance nationale”
a souligné une source proche du ministère de l'Economie, des finances, de la dette et des participations.
La production nationale, en demi-teinte, en pâtit directement, tout comme les recettes budgétaires qui en dépendent fortement. La morosité ambiante donne grise mine aux prévisions de croissance, déjà fragiles. Si rien n’est fait rapidement, cette piètre performance pourrait s’ancrer durablement dans une spirale en berne, compromettant les efforts de relance économique du pays.