À 9 ANS, ELLE DÉCROCHE LE BAC ET BAT LE RECORD DE PRÉCOCITÉ
Le ministère de l’Éducation nationale, qui a confirmé l’information à franceinfo, n’a toutefois donné aucun détail sur le parcours de la jeune prodige. On sait seulement qu’elle a présenté les épreuves en candidate libre à Paris, et décroché son diplôme de justesse, après les rattrapages, sans mention.
Derrière cette réussite se trouve l’organisme de formation Isoset, qui revendique l’accompagnement de l’enfant grâce à sa « méthode Aleph ». Déjà utilisée par d’autres précoces – dont Hugo Sbai, bachelier à 12 ans en 2012 – elle vise à « gagner des années » par un enseignement accéléré et individualisé. L’organisme affirme offrir cette formation gratuitement, car « expérimentale ».
Mais cette réussite suscite de vives critiques. « Le but de l’éducation n’est surtout pas d’aller plus vite », rétorque Sébastien Ponnou, psychanalyste et professeur en sciences de l’éducation à l’université Paris 8. Pour lui, cette approche ressemble davantage à une « arnaque pédagogique » qu’à une véritable innovation : « L’intérêt de l’enfant passe clairement au second plan. »
Derrière Isoset, on retrouve aussi le programme controversé « Village de l’Emploi », déjà visé par des plaintes d’anciens élèves dénonçant des pratiques abusives.
Entre prouesse individuelle, coup médiatique et soupçons d’instrumentalisation, ce record alimente autant l’admiration que la controverse.