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DOUZE GRANDES ÉCOLES DÉJÀ INTERDITES

DOUZE GRANDES ÉCOLES DÉJÀ INTERDITES
Ce retour était très attendu, dans un secteur qui frôle parfois la catastrophe.

Après deux ans de silence, la Commission de l’Enseignement Supérieur Privé a repris du service. Ce retour était très attendu, dans un secteur qui frôle parfois la catastrophe. Une vingtaine d'établissements ont été passés au crible : certains demandent l'autorisation d’ouvrir, d'autres veulent élargir leur offre de formation. 


Mais tout ne passe pas comme une lettre à la poste. Plusieurs dossiers laissent à désirer, avec des offres souvent jugées "au rabais", voire "porteuses de danger" pour l’avenir des étudiants. Les critères sont désormais précis : gouvernance académique, administrative, infrastructurelle et vie étudiante. Rien n’est laissé au hasard.


Des missions d'inspection vont vérifier sur le terrain : salles de classe, bureaux, bibliothèques, équipements techniques... Certains établissements pourraient avoir du mal à passer entre les mailles du filet. Et pour ceux qui n’ont pas le niveau, la Commission propose des sanctions. C’est un véritable coup de pied dans la fourmilière. Douze grandes écoles ont déjà été interdites, et une quarantaine d’autres sont sous surveillance ministérielle. Une réponse ferme à des pratiques qui ont laissé beaucoup d’étudiants mal formés, avec des diplômes en demi-teinte. Il s’agit de redonner ses lettres de noblesse au privé, sans porter atteinte à la qualité de l’enseignement. Pour certains promoteurs, ces nouvelles exigences passent en travers de la gorge. Mais pour la Commission, c’est l’écurie qu’il faut nettoyer.


 

Par Pamphile EBO

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