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1 009 800 000 000 FCFA

1 009 800 000 000 FCFA
Le projet bénéficiera d’un premier financement de 1,8 milliard de dollars (1 009 800 000 000 FCFA), structuré par le groupe chinois Citic Holding, en partenariat avec plusieurs institutions financières africaines et européennes.

Un consortium dirigé par le sud-africain Thelo Group et l’égyptien EGAAD a annoncé être en discussions avancées avec le gouvernement gabonais pour la construction d’une ligne ferroviaire stratégique de 972 kilomètres. Ce tracé reliera la mine de fer de Belinga, dans le nord-est du pays, au futur port en eaux profondes de Mayumba, au sud-ouest.


Estimé à plus de 10 milliards de dollars (environ 6 000 milliards FCFA), ce projet est présenté comme l’un des plus importants du continent africain. Il bénéficiera d’un premier financement de 1,8 milliard de dollars (1 009 800 000 000 FCFA), structuré par le groupe chinois Citic Holding, en partenariat avec plusieurs institutions financières africaines et européennes.


Au-delà du transport du minerai de fer, cette infrastructure est un pilier central du programme de développement « Grande Mayumba », une initiative qui ambitionne de diversifier l’économie gabonaise. Le projet prévoit de soutenir l’agro-industrie, la pêche durable, l’écotourisme et la transformation du bois. Pour les autorités, il s’agit de rompre avec une dépendance historique aux ressources brutes et d'ouvrir de nouvelles voies de croissance.


Après des années de stagnation dans le domaine des grands chantiers, cette annonce marque un véritable renouveau. Jusqu’ici, le projet Belinga-Mayumba peinait à convaincre, faute de garanties financières solides. L’implication d’acteurs internationaux change la donne et redonne confiance aux investisseurs.


Le rail joue déjà un rôle clé au Gabon, notamment pour l’exportation du manganèse. La Banque mondiale souligne régulièrement l’impact du transport ferroviaire sur la réduction des coûts logistiques. En parallèle, l’État gabonais a engagé plus de 12 milliards FCFA pour moderniser le Transgabonais, unique ligne ferroviaire en service depuis les années 1980.


Certes, les défis restent nombreux : coordination entre partenaires, respect de l’environnement, et viabilité économique à long terme. Mais le pays semble déterminé à aller jusqu’au bout. Si les travaux avancent comme prévu, le Gabon pourrait, d’ici 2030, disposer d’un réseau ferroviaire capable de soutenir à la fois l’industrie extractive et la diversification économique. 

Par Pamphile EBO

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