LES TÊTES DE COCHON DEVANT LES MOSQUÉES
Dans la nuit du 9 au 10 septembre 2025, plusieurs têtes de cochon décapitées ont été retrouvées devant des mosquées en Île-de-France, notamment à Paris, Montreuil, Malakoff, Montrouge et Gentilly. Ce mercredi 10 septembre, le parquet de Paris a confirmé que ces actes auraient été commis par des ressortissants étrangers qui ont immédiatement quitté le territoire français.
Selon les autorités judiciaires, ces faits pourraient s'inscrire dans une tentative délibérée de "provoquer le trouble au sein de la nation". Une information judiciaire a été ouverte sous la direction de la section de protection des libertés publiques du parquet de Paris.
Les enquêteurs s'appuient notamment sur des images de vidéoprotection, qui montrent deux hommes déposant les têtes devant plusieurs lieux de culte. Un véhicule immatriculé en Serbie a également été repéré. Il aurait été utilisé par les suspects pour se rendre à Paris, et aurait ensuite franchi la frontière franco-belge tôt le matin du 10 septembre 2025.
Un élément essentiel de l’enquête provient d’un agriculteur normand. Ce dernier a signalé aux autorités que deux hommes, parlant avec un accent étranger, lui avaient acheté une dizaine de têtes de cochon quelques jours auparavant. Il a pu fournir une description du véhicule, confirmant l’immatriculation serbe.
Les enquêteurs ont également repéré l’utilisation d’une ligne téléphonique croate. Celle-ci aurait permis de localiser les suspects lors de leur départ du territoire français.
La justice a retenu plusieurs qualifications graves dans cette affaire :
"violences volontaires sans incapacité à raison de l'appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation ou une religion"
mais aussi
"provocation publique à la haine ou à la violence"
Ces délits sont passibles de peines allant jusqu'à six ans d'emprisonnement.
Les autorités n’écartent pas la possibilité d’une ingérence étrangère dans cette affaire, ce qui alimente l’inquiétude des communautés religieuses visées. Les investigations se poursuivent pour identifier formellement les auteurs et leurs éventuels commanditaires. L’affaire soulève de nombreuses interrogations sur les motivations réelles des suspects et les risques d’actions similaires à l’avenir.