QU’ELLE EST BIEN UNE FEMME
Le combat judiciaire du couple présidentiel français contre la désinformation prend un tournant inattendu. Emmanuel et Brigitte Macron ont décidé de poursuivre l’influenceuse américaine Candace Owens devant un tribunal aux États-Unis, après des années de rumeurs virales mettant en doute l’identité de la Première dame.
Depuis 2017, une théorie complotiste selon laquelle Brigitte Macron serait en réalité née homme s’est propagée comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Relayée par Owens, figure conservatrice suivie par des millions d’abonnés, l’infox fait régulièrement boule de neige, malgré les démentis répétés de l’entourage présidentiel.
Selon cette thèse farfelue, Brigitte Macron, née Trogneux, n’aurait jamais existé. C’est son frère, Jean-Michel, qui aurait, selon les complotistes, pris son identité après un changement de sexe. Une histoire qui intrigue, suscite la curiosité malsaine de certains, et fait les choux gras de certains médias sensationnalistes en quête de révélations croustillantes.
Mais cette fois, les Macron contre-attaquent. Leur avocat, Tom Clare, a affirmé que des "preuves scientifiques et photographiques" seront présentées devant la justice américaine. Brigitte Macron devrait ainsi fournir des photos de ses grossesses et de ses enfants.
"Elle est prête à se défendre de manière publique et inconfortable pour que la vérité éclate"
a-t-il déclaré à la BBC.
Cette nouvelle procédure américaine s’ajoute à une première action judiciaire lancée en France contre la créatrice de la théorie. Si l’affaire suscite un vif intérêt de part et d'autre de l'Atlantique, elle interroge aussi sur les limites de la liberté d'expression face aux calomnies.