LÉGISLATIVES : LA SOCIÉTÉ CIVILE EN SURSIS, MAIS DÉTERMINÉE À SE FAIRE ENTENDRE
Un premier tour entre espoirs et désillusions
La proclamation des résultats du premier tour des élections législatives a livré son verdict. La Majorité Bloquante, coalition citoyenne qui avait axé sa campagne sur le terrain et la pédagogie, se retrouve face à une réalité contrastée. Sur les 19 candidatures présentées, seules 4 ont été officiellement Retenues pour le second tour, dans l’attente de la résolution d’un litige concernant le siège de Gamba.
Un revers amer pour ce regroupement qui se voulait l’incarnation d’une démocratie participative consacrée par la nouvelle Constitution.
Le paradoxe du choix populaire
Le peuple a majoritairement porté son choix sur des candidats issus du PDG, anciens ou reconvertis, alors même que ces derniers étaient critiqués pour leur proximité avec le Président de la Transition. Ce paradoxe frappe d’autant plus que des figures reconnues comme Lionel Ella Engonga et Marcel Libama, saluées pour leur courage et leur engagement citoyen, n’ont pas franchi le cap du premier tour.
Pour leurs partisans, le rejet de ces candidatures citoyennes sonne comme une contradiction douloureuse : « les mêmes qui applaudissaient leur bravoure ont décidé de les priver de l’immunité parlementaire qui aurait protégé leur combat ».
Quatre sièges à conquérir
Malgré ces déconvenues, la Majorité Bloquante reste debout. Les quatre candidats admis au second tour sont désormais les derniers représentants de la Société Civile encore en lice. Face à eux, des adversaires de l’UDB, dont certains étaient encore PDGistes à la veille du coup de libération.
Pour le mouvement citoyen, l’enjeu est clair : « arracher ces quatre sièges afin de faire entendre la voix de la société civile au sein de l’Assemblée ».
Appel au soutien populaire
La Majorité Bloquante appelle donc à une mobilisation massive autour de ses candidats, présentés comme les uniques défenseurs de l’intérêt citoyen dans une chambre promise à une domination des anciens du système. L’heure est à l’unité et à la persévérance pour que la démocratie participative ait encore sa place dans le nouvel équilibre politique.