344 INSCRITS, 343 ÉLECTEURS VOTANTS
Georges Chris Tigalékou, candidat de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), a décidé de contester les résultats des législatives du 27 septembre 2025, dans le département de la Lékabi-Léwolo (Ngouoni) en déposant une requête officielle auprès de la Cour constitutionnelle, le 3 octobre 2025. Son adversaire, l’ancien ministre Jeannot Kalima, du Parti démocratique gabonais (PDG), a été déclaré vainqueur dès le premier tour avec 53,52 % des voix, contre 46,48 % pour lui. Un score qui, selon Tigalékou, tient du chiffre inattendu. Une victoire à la Soviétique.
Au cœur de la discorde : le bureau de vote d’Assiami, que le candidat de l’UDB qualifie de truffé d’irrégularités. Selon sa saisine, sur 344 inscrits, 343 électeurs ont voté, ne laissant qu’une seule voix manquante, un taux de participation quasiment à 100 %. Par extraordinaire, alors que des vidéos montrent des cartes non tamponnées ni même retirées, ce résultat lui reste en travers de la gorge.
Tigalékou accuse ouvertement les organisateurs du scrutin d’avoir offert le luxe d’un « bourrage d’urnes » à grande échelle.
« L’urne était préalablement bourrée »
écrit-il noir sur blanc. Il affirme également ne jamais avoir reçu le procès-verbal du dépouillement, en violation flagrante de l’article 159 du Code électoral. Une situation bancale, qui jette une ombre sur la transparence du scrutin.
Georges Chris Tigalékou espère que la Cour ordonnera l’annulation pure et simple des résultats d’Assiami. Il estime qu’en supprimant ce centre litigieux, il passerait en tête.
Cette affaire rocambolesque fait tache d’huile et soulève de lourdes questions sur la sincérité du vote. La haute juridiction devra disséquer ce dossier qui tient la Lékabi-Léwolo en haleine.