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L'ÉTAT DE L'AXE NTOUM-KANGO -MEDOUNEU SOUS LE FEU DE LA CRITIQUE POPULAIRE

L'ÉTAT DE L'AXE NTOUM-KANGO -MEDOUNEU  SOUS LE FEU DE LA CRITIQUE POPULAIRE
L’indignation monte dans les provinces traversées par l’axe Ntoum – Kango – Médouneu, l’une des routes les plus stratégiques du Gabon, aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Potholes béants, accotements effondrés, signalisation absente… les usagers dénoncent un calvaire quotidien et réclament des mesures urgentes.

Au lendemain de la tenue au Gabon des élections locales et législatives retour aux problèmes économiques et sociaux des populations dont celui de la route . En effet depuis quelques jours les populations remettent au goût du jour les ambitieux projets de réhabilitation des infrastructures routières notamment à l'intérieur du pays en commençant par Oyem/Medouneu via Bibasse - Sam- Oyem et Minvoul via Assok-Ngomo et Minvoul-Bitam via Ebomane


Une route essentielle devenue un piège


Cet axe routier relie des zones économiques et agricoles majeures du pays. Pourtant, son état est devenu source de danger permanent. Chaque jour, les habitants, chauffeurs de transport en commun, commerçants ou ambulances, risquent leur vie en l’empruntant.



“On met plus de 3 heures pour faire un trajet qui devrait en prendre 45 minutes… Et encore, si on n’a pas de panne ou d’accident”, confie Daniel, un transporteur de Kango.



 Une colère populaire légitime


Sur les réseaux sociaux comme sur les ondes des radios locales, les témoignages affluent. Citoyens, ONG locales et collectifs dénoncent un abandon de l’État et pointent du doigt le manque de suivi des promesses d’entretien et de réhabilitation.


Sur les pages facebook des médias locaux les populations ne cessent de se plaindre , demandant une intervention immédiate des autorités compétentes. Elle a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures.


Quelles réponses des autorités ?


Face à cette grogne grandissante, les autorités locales restent vagues, évoquant des études techniques “en cours” et un “projet de réhabilitation inscrit dans le Plan national d’investissement”. Mais aucune date précise n’a été avancée.



“On nous parle toujours de projets. Mais pendant ce temps, nos véhicules s’abîment, les blessés s'accumulent, et les villages restent isolés”, déplore une habitante de Médouneu.



Trop d’accidents, trop de vies perdues


Les accidents sur cet axe sont nombreux, souvent meurtriers. Absence de signalisation, mauvaise visibilité, effondrements non balisés : les causes sont connues, mais rien ne bouge. Pour beaucoup, cette inaction coûte des vies humaines.


 Et maintenant ?


La pression populaire semble gagner en intensité. De plus en plus de voix s’élèvent pour demander non seulement une réhabilitation immédiate de la route, mais aussi un suivi transparent des budgets publics alloués à l’entretien des infrastructures.


Pendant ce temps, l’axe Ntoum – Kango – Médouneu continue de se dégrader, mettant en péril l'économie locale, la mobilité et la sécurité des citoyens.

Par LINA M

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