PÉNURIE DE MÉDICAMENTS PSYCHIATRIQUES
Haldol Decanoas, un médicament sous forme de solution injectable est actuellement en rupture de stock depuis plusieurs jours dans la capitale gabonaise et de ce fait sur l'ensemble du territoire nationale. Ce médicament spécialisé dans le traitement des maladies psychiatriques est quasiment indispensable aux malades mentaux.
Le manque de ce produit qui a pour vocation la stabilisation des patients, n'est pas une affaire d'aujourd'hui, les pharmacies de Libreville procédaient depuis plusieurs mois à une distribution limitée de l'Haldol Decanoas quittant d'une boite de 5 injections à une de deux injections. Pour une injection qui se fait chaque mois, les malades mentaux ou leurs proches étaient obligés de se rendre chaque mois dans les structures sanitaires qui les suivent pour refaire l'ordonnance relative à ce produit.
Conséquences de la rupture
À présent que ce produit n'est simplement plus disponible sur le marché, les malades mentaux adopteront sous peu des comportements primaires par manque de tranquillisants. Il convient de souligner qu'Haldol Decanoas est indiqué dans le traitement d'entretien de la schizophrénie et du trouble schizo-affectif chez les patients adultes.
La carence de ce produit chez les malades mentaux pourrait très vite engendrer des réactions agressives et peu contrôlable. Ces derniers ne pourront tenir sur place et seront alors dans les rues de Libreville à errer si leurs proches ou l'hôpital n'arrivent pas à reprendre le contrôle sur eux. C'est une situation qui devrait mettre les autorités compétentes à l'instar du Ministère de la Santé en alerte, ce dernier devrait prendre les dispositions qui sied tant qu'il est encore temps de rectifier les choses.
Il est vrai que les ruptures de médicaments sont désormais monnaie courante dans le pays, les derniers produits en manque sont les antirétroviraux, une carence qui a entrainé pas mal de soucis auprès des consommateurs. Les populations gabonaises se demandent alors ce qui est réellement à l'origine de ce problème lorsqu'au mois de février de cette année, 2 milliards de francs CFA ont étés déboursés pour l'achat de ces produits.