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UNE AUTOÉVALUATION NATIONALE

UNE AUTOÉVALUATION NATIONALE
Le Gabon amorce une étape très importante de son engagement avec une autoévaluation nationale.

En prélude au deuxième processus d'examen du second cycle d’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), le Gabon amorce une étape très importante de son engagement avec une autoévaluation nationale. Réunis autour du président de la Commission de lutte contre l’enrichissement illicite, les points focaux de l’administration gabonaise ont planché sur les mécanismes à mettre en œuvre pour renforcer l’efficacité de la lutte contre ce fléau.


Face à une image écornée par des années de mauvaise gouvernance, les autorités entendent changer le fusil d’épaule. L’objectif est de rendre l’administration plus performante, productive, et surtout libérée de tout soupçon de corruption. Il s'agit d'une nouvelle donne qui traduit une volonté politique affirmée de faire de la transparence et de l’éthique les piliers d’une gouvernance renouvelée.


Cette séance de travail avait pour but d’outiller les agents de l’État sur les moyens de détecter, geler, saisir et restituer les biens mal acquis. Les experts présents ont souligné l’importance de renforcer le cadre légal et institutionnel pour permettre une application rigoureuse des engagements internationaux.


Depuis la prestation de serment du président Brice Clotaire Oligui Nguema le 4 septembre 2023, et le début de la période de transition, le respect des engagements internationaux reste un cap réaffirmé. La 5e République veut désormais prendre le taureau par les cornes et tourner la page d’un passé marqué par l’impunité.


“L'engagement du Gabon dans le second cycle d’évaluation de la Convention de l’ONU contre la corruption est un signe positif. Cela montre une volonté politique de restaurer la confiance dans les institutions et d’améliorer la gouvernance économique. Une administration plus éthique renforcera forcément l’attractivité du pays pour les investissements. Toutefois, la question que l’on se pose est de savoir si l’application des réformes sera effective et s’il y aura un suivi rigoureux des mécanismes de transparence. Car il faut viser une croissance inclusive et durable”


analyse un enseignant de la faculté des droits et des sciences économiques de l’Université Omar Bongo (UOB). 


L’examen en cours permettra d’évaluer l’efficacité du dispositif national anticorruption, tout en encourageant la collecte fiable de données et la promotion des objectifs de la Convention de l’ONUDC. À terme, les résultats de cette évaluation pourraient considérablement renforcer le système judiciaire gabonais, dans un pays où l’impunité règne.


 

Par Pamphile EBO

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