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68 ET 78 MILLIARDS DE FRANCS CFA

68 ET 78 MILLIARDS DE FRANCS CFA
L’objectif est d’accélérer la diversification de l’économie du pays et valoriser les ressources nationales.

Lors des récentes discussions budgétaires au Parlement, les ministres Gilles Nembe (Mines) et Lubin Ntoutoume (Industrie) ont présenté les ambitions de leurs départements pour l’exercice 2026, inscrites dans le cadre de la mission interministérielle Industrie et Mines. L’objectif est d’accélérer la diversification de l’économie du pays et valoriser les ressources nationales..


Le ministre des mines, Gilles Nembe, a défendu une enveloppe de plus de 68 milliards de francs CFA, destinée à financer la redéfinition du périmètre de son ministère.


« Nous avons quatre des plus grands projets nationaux directement liés à la transformation et au transport des minerais »


a-t-il rappelé. Ce budget soutiendra notamment des initiatives axées sur la diversification minière, la gouvernance, la transparence et le développement local. La stratégie vise à renforcer la chaîne de valeur minière et à attirer davantage d’investissements dans un secteur clé pour l’avenir du pays.


‎Le ministère des mines prévoit une enveloppe de 68,12 milliards FCFA contre 4,56 milliards FCFA en 2025. Soit une augmentation de 63,56 milliards de FCFA. Cette hausse significative traduit, selon lui, une volonté forte : faire du secteur minier un levier de développement durable, de création d’emplois et de valorisation des ressources naturelles. ‎Pour l’année 2026, le Ministère prévoit notamment : ‎L’identification de nouveaux gisements au-delà du manganèse et du fer ; ‎ La hausse de la production de manganèse et d’or ;  La production de 7 textes d’application de la loi minière ; ‎ La réalisation de 244 missions de contrôle sur les opérateurs en phase de recherche ;  L’évaluation des ressources aurifères sur les permis Koumba, Eteke, Minkebe et Konossoville ;  L’interconnexion de 4 services du ministère ;  L’archivage complet des dossiers du personnel.


De son côté, le ministre de l’Industrie, Lubin Ntoutoume, a plaidé pour un budget prévisionnel de près de 78 milliards de francs CFA. Ce financement permettra de poursuivre les efforts d’industrialisation de l’économie gabonaise, à travers la création de nouvelles zones économiques spéciales et le renforcement de celles déjà existantes, telles que la zone de Nkok, véritable moteur du développement industriel national.


La régulation et la stratégie industrielle figurent également parmi les priorités de 2026, dans une perspective d’intégration accrue entre les secteurs minier et industriel. Ensemble, ces deux portefeuilles ministériels entendent poser les fondations d’un Gabon moins dépendant des exportations brutes, tourné vers la transformation locale et la création d’emplois durables.


 

Par Pamphile EBO

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