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FACE À LA PEUR DU DÉPISTAGE

FACE À LA PEUR DU DÉPISTAGE
Chaque année, Novembre Bleu rappelle l’urgence de parler du cancer de la prostate, première cause de cancer chez l’homme.

Chaque année, Novembre Bleu rappelle l’urgence de parler du cancer de la prostate, première cause de cancer chez l’homme. Au Gabon, pourtant, le sujet reste entouré de silence et de gêne. Entre peur au ventre et tabou lié à la virilité, les médecins tirent la sonnette d’alarme : il faut parler, se faire dépister et surtout, changer les mentalités.


Le mois de novembre s’habille de bleu pour sensibiliser à la santé masculine. Objectif : inciter les hommes à prendre les devants, notamment face au cancer de la prostate, une maladie silencieuse mais redoutable.


Pourtant, malgré les campagnes d’information et les appels répétés du corps médical, beaucoup d’hommes hésitent encore à franchir le pas. Le dépistage demeure un sujet tabou, mêlant pudeur et crainte du regard des autres. Pour certains, ce geste reste associé à un vieux cliché : celui d’une atteinte à leur virilité.


Pr. Ag. Steevy Ndang Ngou, expert en santé publique :


« La prostate est une petite glande située dans le bassin et qui participe à la sexualité masculine. Ce lien avec la virilité rend ces pathologies particulièrement taboues »


Un frein culturel que les professionnels de santé tentent de lever, en multipliant les séances d’information et les campagnes de proximité.


Pr. Ag. Steevy Ndang Ngou :
« Quand un homme se sent moins viril, il se sent peut-être plus faible, et il a parfois du mal à en parler. Mais grâce aux médias et à la sensibilisation, les hommes viennent désormais plus facilement consulter. Aujourd’hui, plus de la moitié de nos patients viennent pour des troubles liés à la prostate »


Chaque année, plus de 71 000 hommes sont diagnostiqués d’un cancer de la prostate, selon la Ligue contre le cancer. Pourtant, lorsqu’il est détecté tôt, il n’est pas une fatalité : il peut être efficacement traité.


Pr. Ag. Steevy Ndang Ngou :
« On vit de plus en plus vieux. Et pour vivre longtemps, il faut vivre en bonne santé. D’où l’importance de diagnostiquer ces pathologies à temps »


Le dépistage est donc une priorité : il vaut mieux prendre les devants que d’attendre d’être pris à la gorge par la maladie. Les autorités sanitaires insistent : il ne faut pas lésiner sur les moyens pour encourager la prévention et briser les tabous.


Car face au cancer, le silence peut vite tourner au vinaigre.
Novembre Bleu, ce n’est pas qu’une couleur : c’est un appel au courage, à la prévention et au dialogue. Parce que en parler, c’est déjà se protéger.





Par Pamphile EBO

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