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Fait divers

DÉTENTION D’ARMES BLANCHES ET VOLS AGGRAVÉS

DÉTENTION D’ARMES BLANCHES ET VOLS AGGRAVÉS
La police a procédé ce 7 novembre 2025, à l’interpellation de six jeunes, âgés de 16 à 20 ans, issus de différents établissements de la capitale

La police de Libreville a procédé ce 7 novembre 2025, à l’interpellation de six jeunes, âgés de 16 à 20 ans, issus de différents établissements de la capitale, dont le lycée Georges Mabignath, le lycée technique de Bikélé et le CES Léon Mba 1. Ces élèves sont accusés de détention d’armes blanches, de consommation et de trafic de stupéfiants, ainsi que de vols aggravés. Conduits à la direction de la sûreté urbaine, ils incarnent un phénomène qui prend une ampleur inquiétante dans les écoles du pays.


L’un des jeunes arrêtés confie, visiblement dépassé :


« Hier, je suis rentré avec ça à l’école. La police m’a attrapé. Je regrette… C’était juste pour gagner un peu des petits sous, comme mon grand du quartier m’a dit » 


Un témoignage qui montre le désarroi d’une jeunesse parfois livrée à elle-même, où la précarité et les mauvaises influences entraînent trop souvent des dérives tragiques. 


« Quand j’étais petit, mon père battait constamment ma mère et un jour, au retour d’une sortie de ma mère, mon père l’avait battu, puis il a essayé d’abuser d’elle devant nous, il a déchiré ses vêtements et a voulu la pénétrer sous nos yeux »


a expliqué un autre élève. Ce dernier indique qu’il a plongé après cette tragédie dans la consommation du tabac.


« Je suis venu au lycée avec des tramadols (kobolo) dans le but de les revendre à mes amis du lycée. Cette marchandise appartient à un de mes grands du quartier qui me reverse une commission à la fin de chaque vente»


a déclaré un autre élève. 


Selon un autre:


« Je me retrouve ici parce que j’avais “ La race ’’ le papier qu’on utilise pour attacher les joints de cannabis ».


Selon la police judiciaire, pas un jour ne passe sans qu’un cas de violence ou de délinquance en milieu scolaire ne soit enregistré. En moyenne, une vingtaine d’incidents sont recensés quotidiennement, allant des bagarres aux trafics en tout genre.


Face à cette spirale inquiétante, les enseignants comme les parents appellent à un sursaut collectif.


« Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard »


alertent-ils. Car derrière les murs de nos écoles, c’est bien l’avenir d’une génération qui se joue.





Par Pamphile EBO

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