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Justice

SUSPENSION DU PROCÈS DE SYLVIA ET NOUREDDIN

SUSPENSION DU PROCÈS DE SYLVIA ET NOUREDDIN
Bien que le juge ait convoqué l’ensemble des accusés, seuls neuf des treize prévenus ont répondu présents à l’audience.

Le tribunal de Libreville a connu une matinée lundi 10 novembre 2025, mouvementée avec la reprise du procès très attendu de Sylvia et Noureddin. Bien que le juge ait convoqué l’ensemble des accusés, seuls neuf des douze prévenus ont répondu présents à l’audience. Parmi les absents, un cas retient particulièrement l’attention : celui de Mohamed Ali Saliou, actuellement détenu à la prison centrale, qui n’a pas pu être transféré pour comparaître.


Son avocat, Maître Moukima, a exprimé son mécontentement devant la cour. Il s’est insurgé contre cette absence qu’il juge injustifiée, estimant que la présence de son client était indispensable à la poursuite du procès. Cette contestation a conduit à la suspension pure et simple de l’audience, le juge d’instruction ayant ordonné le report du procès jusqu’à ce que tous les accusés puissent être présents.


« La justice doit être rendue dans la transparence et le respect des droits de la défense »


a rappelé Maître Moukima à la sortie de la salle d’audience. Le tribunal attend désormais la réponse officielle de la direction de la prison centrale concernant la situation de Mohamed Ali Saliou avant de fixer une nouvelle date pour la reprise des débats.


Parallèlement, une manifestation s’est tenue devant le palais de justice. Plusieurs collectifs citoyens et membres de la société civile se sont rassemblés pour réclamer une justice équitable. Derrière les barrières de sécurité, des pancartes affichaient des slogans tels que


« Vive la Ve République »


« Le peuple dit non à la manipulation »


ou encore


« La jeunesse dit non au chantage des Bongos »


Cette mobilisation témoigne d’un ras-le-bol populaire face à ce que beaucoup perçoivent comme une instrumentalisation de la justice. Les manifestants appellent à la fin des pressions politiques et à un procès transparent, dans le respect des principes démocratiques.


Pour l’heure, la tension reste palpable à proximité du tribunal de Libreville. Les partisans de la transparence judiciaire espèrent que la reprise du procès se fera dans des conditions sereines.


 

Par Pamphile EBO

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