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UN TROU DANGEREUX

UN TROU DANGEREUX
À Likouala, non loin du carrefour SNI, les usagers de la route côtoient chaque jour un danger qui ne cesse de s’aggraver.

À Likouala, non loin du carrefour SNI Likouala dans le 3e arrondissement de Libreville, les usagers de la route côtoient chaque jour un danger qui ne cesse de s’aggraver. Un trou béant, apparu il y a plusieurs mois, s’enfonce de plus en plus, rongeant progressivement la chaussée. Automobilistes, piétons et forces de l’ordre le constatent quotidiennement : la cavité s’élargit, la route s’effrite et les risques d’accident augmentent.


Pour de nombreux habitants, la question revient sans cesse : faudra-t-il attendre un drame pour que les autorités réagissent ? Malgré les alertes lancées par les riverains, aucune intervention n’a encore été observée sur ce tronçon pourtant très fréquenté.


Un danger qui grandit sous les yeux de tous


Sur place, les témoignages se ressemblent. Un habitant, visiblement exaspéré, décrit une situation qui empire de semaine en semaine :
« Ça laisse à désirer. Quand vous regardez, c’est très dangereux. Les travaux ont été faits à la va-vite, sans respecter les normes. Le trou a pris de l’ampleur, et avec un peu plus de temps, tout risque de s’affaisser », explique-t-il.


D’autres usagers redoutent que la route ne cède brusquement :
« Le malheureux qui passera au mauvais moment aura un dégât terrible. On ne souhaite pas en arriver là », poursuit un conducteur.


Les habitants ne cachent plus leur frustration. Ils rappellent que cette voie, empruntée par des milliers de personnes chaque jour, n’a pas bénéficié d’un entretien sérieux depuis longtemps :
« Ça fait presque sept ou huit ans ! Et tout le monde passe ici. Si on arrange, ça ira mieux. Mais là, c’est devenu trop dangereux ».


Une réhabilitation qui avance au ralenti


Le cas du carrefour SNI n’est malheureusement pas isolé. Dans plusieurs quartiers de Libreville, la réhabilitation des voiries urbaines semble progresser au ralenti, surtout dans les zones de forte circulation.


Selon plusieurs observateurs, ce trou illustre un problème plus profond : le manque de planification, d’études techniques préalables et de suivi rigoureux des travaux publics. Les habitants dénoncent des réalisations parfois bâclées, qui se dégradent quelques mois seulement après leur livraison.


Un autre témoin résume la pensée générale :
« On souhaite que le gouvernement regarde ça. Les ministres des Travaux publics doivent venir fermer la route et arranger. On ne veut pas qu’un accident arrive. Ce trou était petit, maintenant il est devenu grand ».


L’administration concernée pointée du doigt


Au Gabon, l’entretien des routes urbaines et la réparation des dégradations majeures relèvent principalement de la Direction générale de l’entretien routier (DGER), sous tutelle du ministère des Travaux publics.


Pour de nombreux habitants de Likouala, cette administration tarde à intervenir. Certains affirment que la situation aurait pu être maîtrisée si des inspections régulières avaient été menées :
« Si ici tombe complètement, ça va couper la route. Il faut faire quelque chose. Le contrôle n’est pas fait comme il faut », déplore un riverain.


Un besoin urgent de réformes


Le phénomène observé au carrefour SNI remet en lumière un enjeu national : l’absence de contrôle de qualité et d’entretien régulier des infrastructures routières. Cette négligence entraîne une répétition des mêmes problèmes à travers le pays et met quotidiennement en danger des milliers d’usagers.


Pour garantir la sécurité et la durabilité des routes, plusieurs habitants appellent à un changement profond dans la manière dont les infrastructures sont planifiées, surveillées et réparées.


En attendant, le trou continue de s’élargir, sous les regards impuissants d’une population qui espère, jour après jour, que la DGER et le ministère des Travaux publics finiront enfin par intervenir — avant qu’un accident ne vienne rappeler l’urgence de la situation.




Par Pamphile EBO

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