MODERNISER LE TRANSGABONAIS
Hier matin, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience l’ambassadrice de l’Union européenne (UE) au Gabon, Cécile Abadie. Au menu de cette rencontre officielle : l’appui à l’effort de développement national. Une séance importante, qui pourrait marquer une nouvelle ère pour les transports et l’économie gabonaise.
Un partenariat stratégique scellé
La rencontre entre le chef de l’État et l’ambassadrice européenne marque une étape nouvelle dans la consolidation d’un partenariat stratégique — désormais tourné vers des retombées concrètes pour les populations gabonaises. Au centre des échanges : l’un des projets les plus structurants du pays : la réhabilitation du réseau ferroviaire national, et plus particulièrement du Transgabonais.
« Nous nous sommes concentrés sur la question de l'appui aux investissements. Nous venons de signer un programme conjoint entre la France et l'Union européenne sur la réhabilitation et la modernisation du transgabonais. C'est un programme stratégique qui, je pense, illustre les potentialités de nos appuis conjoints à l'investissement et nous avons notamment évoqué la possibilité de continuer à travailler sur le secteur de l'énergie », a déclaré Cécile Abadie.
Au-delà des civilités diplomatiques, l’entretien a mis en lumière l’importance cruciale de ce chantier — dont dépend une large partie de la dynamique économique du Gabon. La rénovation de la voie ferrée n’est pas seulement un projet d’infrastructure : c’est un axe vital, un lien indispensable entre les territoires et moteur pour l’essor des secteurs minier, forestier et logistique.
L’impact immédiat du soutien au Transgabonais
« Alors, si on regarde ce premier projet d'appui à l'investissement que nous venons de signer, donc le soutien au Transgabonais, il a des retombées économique et social multiples et immédiates puisque c'est un secteur euh qui à la fois est d'importance stratégique pour le secteur minier, pour le secteur forestier, mais qui transporte également des passagers et qui qui œuvre notamment au désenclavement du pays et qui assure l'acheminement en tout un tas de produits de première nécessité à l'est du pays », a-t-elle ajouté.
Selon les chiffres les plus récents publiés par la société concessionnaire, la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) a transporté environ 10,9 millions de tonnes de marchandises, minerais, bois et autres fret durant l’année 2022. Par ailleurs, ce sont 248 255 passagers qui ont emprunté la ligne ferroviaire cette même année.
Le Transgabonais traverse cinq provinces du pays, assurant le désenclavement et la connexion de zones souvent éloignées. Grâce à cette ligne, des minerais — notamment du manganèse —, du bois, des marchandises diverses et des biens de première nécessité peuvent être acheminés vers l’est du pays, tandis que des populations utilisent le train pour leurs déplacements, renforçant la cohésion intérieure.
Vers une modernisation et un avenir plus fluide
Ce partenariat renouvelé avec l’Union européenne ouvre la voie à un accompagnement technique visant à moderniser le chemin de fer et renforcer sa sécurité. Cette relance stratégique permettra de fluidifier le transport des marchandises, garantir de meilleures conditions de voyage et soutenir durablement la compétitivité nationale.
« Donc je crois qu' il a à la fois un 3:43 impact sur les populations, mais il a aussi la capacité de soutenir 3:49 deux piliers de l'économie à l'heure actuelle », a déclaré Cécile Abadie, concluant l’entretien.
La réhabilitation du corridor ferroviaire est porteuse d’un véritable changement de vie pour des milliers de Gabonais : sécurisation des déplacements, réduction du coût de la vie, création de centaines d’emplois pour les jeunes, revitalisation des localités situées le long de la ligne, devenues de nouveaux pôles d’activité.
La rencontre, tenue dans le salon marocain du palais présidentiel, envoie un message clair : la diplomatie économique du Gabon est désormais résolument orientée vers des réalisations tangibles, visibles et porteuses d’espoir. Ce rendez-vous de haut niveau constitue une étape décisive vers la construction d’un Gabon plus connecté, plus compétitif et plus prospère — où les orientations impulsées par le président de la République se traduisent en améliorations concrètes dans le quotidien des populations.
Le programme signé avec l’UE et la France devrait transformer le Transgabonais en une infrastructure modernisée, sécurisée et capable de relier encore mieux les régions du pays. Pour beaucoup, c’est le début d’un nouveau chapitre — plus dynamique, plus inclusif — pour le Gabon.