E-DOLEY VS BGFI, LE DOSSIER EXPLOSIF QUI MENACE L’ENTRÉE EN BOURSE DU GÉANT BANCAIRE
le litige qui l’oppose à la startup gabonaise E-DOLEY Finance. Un dossier technique, judiciaire et institutionnel… qui pourrait bien devenir le point faible de l’IPO du groupe.
Une fintech gabonaise face au géant bancaire
Tout commence en 2013. E-DOLEY, jeune startup gabonaise, signe un partenariat avec BGFIBank Gabon pour développer la solution mobile « e-Doley Cash by BGFIBank ».
Mais un an plus tard, rupture brutale. Et, dans la foulée, BGFI lance une solution interne… quasi identique.
En 2020, deux expertises judiciaires concluent à des similarités massives : jusqu’à 100 % de correspondance sur certains modules. Un constat accablant. Puis, coup de théâtre en 2021, la Cour d’appel de Libreville annule les expertises, en invoquant l’intervention d’un “prestataire sénégalais”.
Problème ce prestataire n’a jamais existé.
Contradictions, documents douteux et valse des versions
Les incohérences se multiplient : un courrier adressé en 2023 à un directeur général qui a quitté ses fonctions en 2020, des versions contradictoires selon les tribunaux : prestataire sénégalais à Libreville, tunisien à Paris ; une saisine inédite de la Cour constitutionnelle, pourtant non compétente pour un litige privé.
Pour plusieurs juristes, cette accumulation ressemble à une stratégie dilatoire.
Et l’affaire prend une dimension institutionnelle : le PDG du groupe, Henri-Claude Oyima, est aussi… ministre de l’Économie et des Finances.
Paris, 1ᵉʳ décembre 2025 un tournant inattendu
Devant la 3ᵉ chambre du Tribunal judiciaire de Paris, spécialisée en propriété intellectuelle, les avocats français de BGFI changent complètement de stratégie. Ils reconnaissent les faits techniques. Ils ne contestent plus les similarités entre les solutions. Ils demandent seulement une atténuation des dommages. Après dix ans de dénégation, c’est un aveu qui rebat totalement les cartes.
Une bombe à retardement pour l’entrée en bourse
Problème : ce revirement intervient au moment où BGFI lance son introduction en bourse, ouverte du 11 novembre au 24 décembre 2025. Plusieurs actionnaires, dont Christian Kerangall, contestent déjà l’IPO. Et une question dérangeante commence à circuler : Les investisseurs ont-ils été informés du risque judiciaire majeur que représente l’affaire E-DOLEY ?
Entre manque de transparence, incohérences judiciaires et reconnaissance des faits en France, ce dossier est devenu le caillou dans la chaussure d’une opération financière historique.