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GABONAIS DE L’ÉTRANGER ET POPULATIONS AUTOCHTONES

GABONAIS DE L’ÉTRANGER ET POPULATIONS AUTOCHTONES
Lors de cette session parlementaire, quatre projets de loi ont été soumis à l’examen des députés.

Hier à l’Assemblée nationale, sous la présidence du président Michel Régis Onanga Ndiaye, une conférence des présidents a précédé une séance plénière consacrée à l’adoption de plusieurs textes de loi d’envergure.
Lors de cette session parlementaire, quatre projets de loi ont été soumis à l’examen des députés. Une cérémonie qui a constitué un moment important pour l’inclusion politique et institutionnelle. La réunion, en présence des ministres compétents, a surtout été marquée par l’adoption d’un texte novateur portant sur l’organisation interne et les règles de fonctionnement du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), un organe clé de la gouvernance nationale. Ce texte révisé intègre désormais explicitement les Gabonais de l’étranger et les populations autochtones. Une première dans l’histoire institutionnelle du pays, qui a suscité une véritable satisfaction chez les acteurs politiques et sociaux.
Selon une source proche du ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions, cette réforme est conforme à l’esprit de l’article 152 de la Constitution et représente une avancée significative vers une société plus inclusive. Ce cadre légal pourra renforcer le lien entre l’État et tous ses citoyens, où qu’ils se trouvent.
Ce débat arrive à un moment où la question de la diaspora gabonaise prend une place croissante dans les discussions publiques. Les Gabonais résidant à l’étranger, estimés à plusieurs dizaines de milliers — certains rapports suggèrent plus de 76 000 citoyens expatriés dispersés en Europe, Amériques, Asie et Afrique — voient dans cette réforme une reconnaissance de leurs contributions potentielles et de leur droit à être représentés dans les structures consultatives de l’État. Un autre texte majeur adopté concerne la taxe forfaitaire d’habitation. Les députés ont donné leur feu vert sous réserve de recommandations, notamment sur l’état des lieux des exonérations accordées aux missions diplomatiques et aux chancelleries étrangères pour en vérifier la réciprocité.
Parallèlement, les députés ont voté en faveur de la création et de l’organisation de la société Lancaster Re Ndama, ainsi que d’une proposition de résolution portant règlement de l’Assemblée nationale, marquant ainsi un tour complet de dossiers institutionnels.
Sur le front des populations autochtones, le texte sur le CESEC constitue un signal fort d’inclusion. Au Gabon, plusieurs communautés autochtones souvent regroupées sous le terme « pygmées » vivent depuis des millénaires, avec des identités linguistiques et culturelles distinctes, telles que les Baka, Babongo, Bakoya, Baghame, Barimba, Akoula, Akowa, Bavarama et Bakouyi. Ces groupes, qui représentent moins de 1 % de la population nationale — soit environ 18 000 à 20 000 personnes — sont répartis entre forêts et zones urbaines, et leur mode de vie reste étroitement lié à l’environnement forestier gabonais. 
Cette réforme du CESE est une avancée prometteuse pour une meilleure participation citoyenne, une prise en compte des diversités socioculturelles et une cohésion nationale renforcée. Elle illustre la volonté des autorités législatives et exécutives de bâtir un Gabon plus représentatif et inclusif, tout en répondant aux défis d’une société en mutation.

Par Pamphil

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