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400 M² À 2 220 000 FCFA

400 M² À 2 220 000 FCFA
La CDC lance Movingui–Okolassi à Ntoum : terrains sécurisés de 400 m² dès 2220000 FCFA, notaire inclus, pour ménages gabonais et classe moyenne cherchant accès propriété foncière planifiée abordable durable.

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) a ouvert une nouvelle page dans sa politique de soutien au logement en lançant, ce mardi, la commercialisation du premier lot de parcelles du site de Movingui–Okolassi, dans la commune de Ntoum. Situé à environ 30 kilomètres de Libreville, ce projet urbain s’inscrit dans une dynamique de démocratisation de l’accès au foncier, avec l’ambition de permettre à un plus grand nombre de Gabonais, notamment les ménages modestes et la classe moyenne, d’accéder à la propriété dans un cadre sécurisé et planifié.


Un projet urbain pensé pour les Gabonais


Implanté sur une superficie de 25 hectares, le site de Movingui–Okolassi se veut un nouveau pôle urbain structuré, pensé pour répondre aux besoins actuels et futurs en matière de logement. À travers cette opération, la CDC entend accompagner les Gabonais vers la propriété foncière, en leur offrant la possibilité de choisir eux-mêmes l’espace et le mode de construction de leur future maison.
« La CDC veut parler franc et mettre en œuvre, tout en respectant le vœu du président de la République, que chaque Gabonais puisse accéder à un domaine où il peut choisir lui-même l’espace et le mode de construction de la maison qu’il souhaiterait avoir dans sa vie », explique un responsable du projet. Cette déclaration traduit l’alignement du programme avec la vision présidentielle d’un logement accessible à tous, considéré comme un pilier du développement social.
 
Des parcelles à des prix jugés accessibles



L’un des principaux attraits du projet Movingui–Okolassi réside dans le coût des parcelles proposées. Selon les informations communiquées, des terrains de 400 m² sont commercialisés à 2 220 000 francs CFA, frais de notaire inclus, tandis que les parcelles de 500 m² sont proposées à 2 720 000 francs CFA, également frais de notaire compris.
Dans un contexte où le prix du foncier reste élevé, notamment dans le Grand Libreville, ces tarifs sont perçus par de nombreux observateurs comme une opportunité réelle pour les ménages gabonais. « À ce prix-là, c’est une chance. Aujourd’hui, acheter un terrain sécurisé avec titre et notaire, ce n’est pas évident », confie Jean-Marc, jeune fonctionnaire à Libreville, intéressé par le projet. Pour lui, Movingui–Okolassi représente une alternative crédible face aux lotissements informels souvent dépourvus d’infrastructures et de garanties juridiques.


Une procédure simplifiée pour les acquéreurs


Au-delà des prix, la CDC et son partenaire PH Travaux ont mis en place une procédure présentée comme simple et accessible. Les personnes intéressées doivent d’abord s’enregistrer auprès de PH Travaux publics. Des visites du site sont ensuite organisées afin de permettre aux futurs acquéreurs de se projeter. Le paiement des droits de cession s’effectue directement à la Caisse des dépôts et consignations, avant la transmission du dossier chez le notaire pour la finalisation de la transaction.
Cette démarche vise à rassurer les acquéreurs et à éviter les pratiques frauduleuses qui ont longtemps fragilisé le secteur foncier au Gabon. « Le fait que tout passe par la CDC et par un notaire est un gage de sécurité. On sait où on met son argent », souligne un expert du logement, qui salue une initiative contribuant à la formalisation du marché.


Des infrastructures comme socle du projet


Pour de nombreux Gabonais, l’accès à un terrain ne suffit pas : encore faut-il disposer d’un minimum d’infrastructures. À Movingui–Okolassi, les premiers travaux de terrassement ont déjà démarré, et l’aménagement des routes est en cours. « Les Gabonais, c’est le logement, l’éclairage, la route. S’il y a déjà ça, le reste, on peut voir après », résume un responsable impliqué dans le projet.
La présence d’infrastructures de base constitue un facteur déterminant pour les familles et les jeunes actifs qui souhaitent s’installer durablement. Elle renforce également l’attractivité du site et sa vocation à devenir un véritable quartier, et non un simple lotissement isolé.


Un impact social attendu pour la classe moyenne


Au-delà de l’aspect immobilier, le projet Movingui–Okolassi porte une dimension sociale forte. En facilitant l’accès au foncier, il offre aux familles la possibilité de construire progressivement leur logement, selon leurs moyens. Pour les jeunes actifs, souvent confrontés à la flambée des loyers à Libreville, l’acquisition d’un terrain représente une première étape vers la stabilité.
« C’est un projet qui redonne espoir. On ne parle pas seulement de terrain, mais de la possibilité de bâtir un avenir », estime une mère de famille rencontrée lors des premières visites du site. Pour la classe moyenne, ce type d’initiative apparaît comme un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie et réduire les inégalités d’accès au logement.


Un acteur clé du logement social


À travers Movingui–Okolassi, la Caisse des dépôts et consignations confirme son rôle d’acteur public engagé dans la structuration de nouveaux espaces urbains accessibles, planifiés et juridiquement sécurisés. En collaborant avec PH Travaux, société gabonaise reconnue pour son expertise dans l’aménagement et l’accompagnement des acquéreurs, la CDC mise sur un modèle de partenariat orienté vers l’impact économique et social.
À terme, ce projet pourrait servir de référence et inspirer d’autres initiatives similaires à travers le pays. Dans un Gabon confronté à une demande croissante en logements, Movingui–Okolassi apparaît ainsi comme une réponse concrète aux aspirations de nombreux ménages : accéder à la terre, en toute sécurité, et construire un cadre de vie durable.


Actions structurantes en faveur de l’accès des Gabonais à la terre 


Depuis août 2023, le gouvernement gabonais a engagé une série d’actions structurantes en faveur de l’accès des Gabonaises et des Gabonais à la terre à coût réduit, avec pour objectif de corriger les inégalités foncières, lutter contre la spéculation et renforcer la justice sociale. Ces efforts s’inscrivent principalement dans le cadre du programme « Un Gabonais, une parcelle », devenu l’un des projets sociaux phares de la Transition puis du gouvernement en place.


Réformes réglementaires et décisions administratives


Dès les premiers mois suivant août 2023, les autorités ont engagé des réformes administratives visant à accélérer la régularisation foncière. Des décisions ministérielles ont été prises pour simplifier les procédures d’attribution, réduire les coûts liés à l’obtention des titres fonciers et lutter contre les pratiques spéculatives. Ces mesures ont permis de relancer des dossiers longtemps bloqués.


Les chiffres illustrent cette dynamique : plus de 5 000 titres fonciers sont actuellement en cours de régularisation, traduisant une amélioration notable de l’efficacité des services fonciers et cadastraux.


Séminaires et concertations techniques


Le gouvernement a également organisé plusieurs séminaires techniques et cadres de concertation réunissant le ministère de l’Habitat, les services du cadastre, les collectivités locales et les experts du foncier. Ces rencontres ont servi à harmoniser les procédures, clarifier les responsabilités institutionnelles et préparer les phases opérationnelles de distribution des parcelles.


Ces travaux ont permis de mieux encadrer le programme « Un Gabonais, une parcelle » et de garantir une attribution plus transparente, prioritairement au bénéfice des ménages à revenus modestes.


Mise à disposition de terrains aménagés


Sur le plan opérationnel, des sites fonciers ont été identifiés et aménagés dans plusieurs zones, notamment dans la commune de Libreville et ses environs. En septembre 2024, le programme a pris de l’ampleur avec l’aménagement de 25 hectares à Igoumié, correspondant à environ 500 parcelles, marquant une étape concrète dans la mise à disposition de terrains viabilisés.


Par ailleurs, en avril 2024, les autorités ont annoncé que 2 120 Gabonais deviendraient propriétaires de parcelles d’ici août 2024, dans un contexte de forte pression foncière.


Distribution de titres fonciers


La remise officielle de titres fonciers constitue l’aboutissement de ces réformes. En février 2025, le ministre de l’Habitat, Ludovic Megne Ndong, a procédé à la remise de titres fonciers à 22 compatriotes, lors de la deuxième phase de distribution, illustrant la continuité de l’action gouvernementale. Le ministre a également annoncé le passage progressif à la phase de dotation massive des parcelles aux Gabonaises et Gabonais.


Favoriser l’accès équitable à la terre


Depuis août 2023, le gouvernement gabonais a donc combiné réformes réglementaires, décisions administratives, concertations techniques et distributions effectives de titres fonciers pour favoriser l’accès équitable à la terre. Le programme « Un Gabonais, une parcelle » s’impose ainsi comme un levier majeur de politique sociale, visant à faire de la propriété foncière un droit accessible et non un privilège réservé à une minorité.


 


 

Par Pamphil

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