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L’EMPRISE DU FUTUR FLYOVER

L’EMPRISE DU FUTUR FLYOVER
PK12, le gouvernement serre la vis pour libérer l’emprise du futur flyover

Le ton était sans détour, la posture résolument ferme. Ce lundi 29 décembre 2025, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukombi, s’est rendu personnellement au PK12 pour annoncer la reprise immédiate des opérations de déguerpissement et de casse sur ce site stratégique. Une décision assumée, justifiée par l’impératif de poursuivre sans entrave les travaux de construction du flyover, infrastructure jugée essentielle pour la fluidité du trafic et la modernisation de la voirie urbaine.


Sur place, le ministre n’a pas mâché ses mots. Face au retour des commerçants et vendeurs à la sauvette sur des zones pourtant libérées il y a près de trois semaines, Edgard Moukombi a exprimé sa détermination à mettre un terme définitif à ce qu’il considère comme une occupation illégale et une entrave directe à l’action publique.
« Il n’y aura pas de répit avec moi. Tous ceux que je vais trouver, je bousille. Lundi, je serai encore là avec mes équipes. Tout ce que je vais trouver, je bousille. Ce n’est pas un endroit de commerce. C’est terminé. La 5e République comme ça ne joue pas », a-t-il déclaré devant les caméras, dans un message clairement adressé aux contrevenants.


Une reprise des casses annoncée sans ambiguïté


Les propos du ministre traduisent une ligne de conduite claire : aucune tolérance ne sera accordée aux installations anarchiques sur l’emprise du chantier. La reprise de l’opération de casse, annoncée pour ce lundi 29 décembre 2025, s’inscrit dans la continuité des actions engagées par le gouvernement pour sécuriser les travaux du flyover du PK12.


Selon le ministre, le constat est sans appel. Malgré les déguerpissements précédents, des commerçants sont revenus occuper les lieux, installant étals, marchandises et véhicules sur une zone pourtant interdite.
« Je viens casser ça lundi, et tout ce que j’ai trouvé là encore, les véhicules qui garent là, j’écrase ça. Moi je dois rentrer les travaux ici. Lundi, je ne veux plus voir personne », a-t-il martelé, soulignant l’urgence de permettre aux entreprises en charge du chantier de travailler dans des conditions normales.


Le bien-fondé d’une décision assumée


Derrière la fermeté du discours, le gouvernement avance un argument central : l’intérêt général. La construction du flyover du PK12 répond à une nécessité majeure de désengorgement de cet axe, l’un des plus fréquentés de la capitale. Chaque retard dans l’exécution des travaux a un coût, tant financier que social, en prolongeant les embouteillages, les accidents et les pertes économiques liées aux ralentissements.


Pour les autorités, tolérer le retour des installations commerciales sur l’emprise du chantier reviendrait à accepter un blocage de fait des travaux publics, au détriment de l’ensemble des usagers de la route. La décision de reprendre les casses se veut donc un signal fort : les projets structurants de l’État ne peuvent être pris en otage par des occupations illégales, aussi compréhensibles soient-elles sur le plan social.


Des solutions de relogement déjà proposées


Le ministre a également rappelé que des mesures d’accompagnement avaient été prévues. Les commerçantes recensées au PK12 avaient, selon les autorités, été orientées vers d’autres sites, notamment les étals des marchés du PK11 d’Oloumi et celui en construction au PK13. Ces espaces avaient été identifiés et attribués afin d’offrir des alternatives viables aux personnes impactées par le déguerpissement.


Ce rappel vise à démontrer que l’État n’a pas agi sans concertation ni solutions, mais que le retour sur le site libéré relève d’un non-respect des décisions prises. Pour le gouvernement, cette attitude peut être perçue comme une forme de défiance vis-à-vis de l’autorité publique, dans un contexte où la discipline et le respect des règles sont présentés comme des piliers de la 5e République.


Entre fermeté de l’État et réalités sociales


La situation au PK12 met une nouvelle fois en lumière la tension permanente entre l’exécution des grands projets d’infrastructures et les réalités sociales des petits commerçants. Si la fermeté affichée par le ministre Edgard Moukombi vise à garantir l’avancement des travaux, elle soulève également des interrogations sur la capacité des sites de relogement à absorber l’ensemble des commerçants déplacés et à leur offrir des conditions économiques satisfaisantes.


Pour l’exécutif, cependant, le cap est fixé. La modernisation des infrastructures routières est présentée comme un levier de développement à long terme, bénéfique à l’ensemble de la population. Dans cette logique, le respect strict des zones de travaux devient non négociable.


Un message politique fort


Au-delà du chantier du PK12, la sortie musclée du ministre des Travaux publics envoie un message politique : l’État entend faire respecter son autorité et imposer l’ordre dans l’espace public. La référence explicite à la 5e République n’est pas passée inaperçue. Elle traduit la volonté du pouvoir de rompre avec certaines pratiques du passé, marquées par la tolérance des occupations anarchiques et le laxisme dans l’application des décisions administratives.


Entre reprise effective des travaux et nouvelle phase de déguerpissement, le bras de fer entre autorités et commerçants entre dans une phase finale.


 

Par Pamphil

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