REÇOIT LE SERMENT DES NEUF JUGES CONSTITUTIONNELS
Le Gabon a ouvert, ce 29 décembre 2025, une nouvelle page majeure de son processus institutionnel avec la prestation de serment de neuf nouveaux juges constitutionnels. La cérémonie, hautement symbolique, s’est tenue sous l’autorité du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a tenu à rappeler la portée et les exigences liées à cette fonction stratégique. À travers une déclaration publiée sur sa page Facebook, le Président de la République a souligné que cet engagement dépasse largement le cadre protocolaire.
« Ce serment n’est pas symbolique : il engage l’avenir institutionnel du Gabon », a-t-il affirmé, insistant sur la responsabilité historique qui incombe désormais aux nouveaux membres de la Cour constitutionnelle.
Rigueur, indépendance et loyauté à la Constitution
Dans son message, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé les valeurs fondamentales qui doivent guider l’action des juges constitutionnels. « J’ai réaffirmé l’exigence de rigueur, d’indépendance et de loyauté envers la Constitution », a-t-il déclaré, soulignant que la crédibilité de la Cour repose sur sa capacité à rester à équidistance des influences politiques et des pressions extérieures.
La main posée sur la Constitution, les neuf juges se sont engagés « à exercer leurs fonctions dans la neutralité, l’impartialité et la rigueur ». Pour le Chef de l’État, cet engagement solennel constitue un pacte moral avec la Nation tout entière, dans un contexte où la justice constitutionnelle joue un rôle central dans la consolidation de l’État de droit.
Une Cour indépendante, ferme et fidèle
Le Président de la République n’a pas éludé les attentes placées dans la nouvelle équipe. « J’attends de la Cour constitutionnelle qu’elle soit indépendante, ferme et fidèle à l’intérêt supérieur de la Nation, sans pression ni complaisance », a-t-il martelé. Ces propos traduisent la volonté du pouvoir exécutif de voir émerger une institution forte, capable d’assumer pleinement son rôle d’arbitre du jeu démocratique.
Dans un pays marqué par une transition politique récente, la Cour constitutionnelle apparaît comme un pilier essentiel pour garantir la stabilité institutionnelle, le respect des lois fondamentales et la régulation des processus électoraux à venir.
Le retour à l’ordre constitutionnel confirmé
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, cette cérémonie vient confirmer le retour progressif du Gabon à l’ordre constitutionnel. « Par cet acte solennel, le Gabon confirme son retour à l’ordre constitutionnel et consolide les fondations de la 5ᵉ République », a-t-il écrit. Une affirmation qui s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis la Transition, avec pour objectif de refonder les institutions sur des bases plus solides et plus crédibles.
Cette étape est également perçue comme un signal fort adressé à la communauté nationale et internationale quant à la volonté des autorités de renforcer l’État de droit et la séparation des pouvoirs.
Hommage aux juges sortants et perspectives nouvelles
Le Chef de l’État a par ailleurs tenu à rendre hommage aux juges sortants pour « leur rôle déterminant durant la Transition ». Une reconnaissance qui souligne l’importance du travail accompli dans un contexte institutionnel sensible, marqué par des décisions cruciales pour la stabilité du pays.
« Une nouvelle étape s’ouvre désormais, celle d’un État gouverné par le droit, où les institutions sont fortes parce qu’elles servent le peuple et protègent la République », a conclu Brice Clotaire Oligui Nguema. Un message qui fixe clairement les attentes et trace la voie d’une justice constitutionnelle appelée à jouer pleinement son rôle dans la construction du Gabon de la 5ᵉ République.